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Des œuvres végétales convoitées à Saint-Lucien

Un des secrets horticoles les mieux gardés se trouve à Saint-Lucien, près de Drummondville, où Normand Francoeur et son fils Sébastien créent de toutes pièces des œuvres végétales format géant qui étendent leurs racines à l'international.

Un texte de Jean-François Dumas

En arpentant le village, rien ne laisse présager que naissent ici des mosaïcultures recherchées bien au-delà des frontières du Québec. De jeune coopérative au début des années 1980, l'entreprise de serres de la famille Francœur emploie aujourd'hui près d'une trentaine de travailleurs. Sa mission est de créer de toutes pièces des œuvres imposantes avec un souci du détail qui impressionne au premier coup d'œil.

Un art convoité

« Cette année, on fait des pièces pour Gatineau 2018, on en fait pour le Jardin botanique du Nouveau-Brunswick, pour Bleu lavande, pour le parc Marie-Victorin, en fait pour à peu près tout le monde qui veut des mosaïques en trois dimensions », souligne Normand Francoeur.

Le président et fondateur de Gestion Horticole Normand Francœur et son fils Sébastien s'affairent à peaufiner plusieurs de leurs créations végétales. Des pièces développées grâce à une expertise reconnue même hors du Canada. Certaines se sont notamment envolées pour l'événement international Expo Antalya en Turquie.

« Expo Antalya cherchait un côté ''wow'' à son événement », se rappelle Sébastien Francœur.

« On a fait dix tableaux pour eux. On a rempli les structures ici durant six mois pour les envoyer par conteneurs. On a même produit des végétaux qu'on leur a envoyés par avion », souligne l'horticulteur et bachelier en arts.

Un dragon pour les États-Unis

La totalité des structures végétales des deux horticulteurs, dont un dragon géant destiné au Jardin botanique d'Atlanta, est élaborée à partir de dizaines de variétés de plants entièrement cultivés à Saint-Lucien.

« On est rendus avec une palette de couleurs et de textures d'à peu près 80 cultivars différents », précise Normand Francœur. Leurs fleurs font d'ailleurs partie intégrante d'aménagements et de mosaïques en deux dimensions disséminées dans nombre de villes au Québec. « C'est beaucoup de travail, car on garde tous nos plants mère », rappellent les deux hommes d'affaires dont la production ne s'arrête jamais. Au total, leurs fleurs biologiques permettent de donner naissance à des centaines de milliers d'oeuvres chaque année.

Cet engouement pour l'entreprise familiale suscite évidemment la fierté de son père, un sentiment qui s'est surtout cristallisé lors de son mandat en Turquie.

« Là, sur le terrain, j'ai réalisé que j'étais là avec lui, moi à 60 ans et lui à 30 ans, en train de faire une œuvre assez majeure dans un autre pays. C'est quelque chose qu'on n'avait jamais imaginé, mais on est rendus là », souligne-t-il fièrement.

Avec cette relève, Normand Francœur est entièrement rassuré. L'avenir de l'entreprise familiale demeurera florissant, pour le plus grand plaisir des yeux!

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