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Des acériculteurs de l'Estrie s'attaquent à une épidémie de chenilles

Des acériculteurs de Compton sont infestés par la livrée des forêts, une chenille qui mange les feuilles des érables. Pour combattre cette épidémie, ils ont fait appel à un hélicoptère qui a épandu une bactérie biologique au cours des derniers jours.

Ces milliers de chenilles sèment l'inquiétude chez une dizaine d'acériculteurs de Compton en Estrie. « Je ne crois pas perdre des érables, mais on peut perdre sur le rendement. On perd sur la croissance. C'est certain qu'un érable qui se fait manger comme ça ne peut pas être aussi efficace », analyse l'un d'eux, Roger Masson.Ces chenilles, appelées livrée des forêts, sont voraces. Elles pondent plus de 200 oeufs lorsqu'elles sont devenues un papillon. Selon ces acériculteurs, il était pressant de faire quelque chose. « Un érable, un coup que tu te rends compte qu'il est malade et qu'il meurt, ça prend des dizaines d'années, 50, 100 ans avant de pouvoir retourner en production. Ça fait qu'il n'y a pas de chances à prendre », ajoute Jérôme Pouliot, un autre acériculteur touché. Ils ont donc fait appel à un hélicoptère de Lachute pour épandre du Bioprotec, une bactérie biologique produite à Laval. Il a été épandu sur les 1200 acres que comptent ces érablières. « C'est une bactérie qui n'affecte que les chenilles. Ça tue les chenilles parce qu'elles ont un système digestif alcalin. Ça ne peut pas affecter rien d'autre que les chenilles même pas les mouches », explique Denis Sage.

Moins de 24 heures après l'épandage du Bioprotec, les effets se font déjà sentir. Le produit reste actif de cinq à six jours, voire même dix jours dans des conditions idéales.La livrée des forêts est présente dans plusieurs régions du Québec depuis 2009 et l'Estrie est la région la plus touchée. Il y a eu d'autres épisodes en Montérégie surtout au cours des trois dernières années. « En Montérégie, c'était des actions plus uniques en fait, mais le fait de travailler collectivement ici avec plusieurs acériculteurs qui se sont réunis dans un rayon de 25 kilomètres, on va avoir un rendement beaucoup plus probable », analyse M. Sage.

Le coût de l'opération de ce week-end avoisine les 70 000 $. Les dix acériculteurs estiment que si ce produit protège leur production, ils récupéreront rapidement leur investissement.

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