Retour

Des animaux attendrissants... mais attention aux achats impulsifs!

Le Salon des animaux de compagnie de Sherbrooke est une belle occasion, pour petits et grands, de venir découvrir de nouvelles races de chiens, de chats, et même de petits cochons. Difficile, devant les mignonnes petites bêtes, de résister à la tentation de se procurer un nouveau compagnon. Mais l'industrie met en garde contre l'achat impulsif d'un animal de compagnie, qui engendre souvent des coûts sous-estimés.

C'est d'ailleurs le mandat que s'est donné le Salon, depuis 16 ans.

« C'est fait sous forme de divertissement, mais les gens peuvent venir s'informer, souligne le copromoteur du salon, Michel Beausoleil. C'est de décourager l'achat impulsif d'un animal, alors on ne cache rien, les éleveurs ne cachent pas les coûts reliés à cela, parce qu'on veut éviter que les animaux se retrouvent en adoption, un mois, deux mois après. »

Avoir un animal de compagnie est loin d'être donné, les dépenses étant nombreuses, et souvent, les futurs propriétaires ignorent le montant réel qu'engendre l'adoption d'un animal.

En moyenne, un ménage dépense 600 dollars en soin pour son animal, par année. Pourtant, pour s'occuper adéquatement de son animal, il faudrait en dépenser le double, voire le triple selon la race et l'âge, soutient l'Association.

Louise Labranche élève des teckels, et son chenil est certifié par Anima-Québec, un organisme chapeauté par les vétérinaires qui tente d'éradiquer les usines à chiot. L'éleveuse ne vend jamais de chiens au cours d'un salon, et insiste pour rencontrer tous les futurs propriétaires.

Elle est bien placée pour savoir ce qu'il en coûte pour élever un animal en santé.

« Les dernières statistiques que j'ai vues pour avoir un chien, on parle de 1800 dollars par année. Si l'animal se fait frapper, on parle de frais vétérinaires qui vont augmenter beaucoup plus rapidement », souligne-t-elle.

Une solution? Les assurances

La vétérinaire Caroline de Jaham explique qu'il existe une solution pour amoindrir les coûts vétérinaires. Certaines compagnies offrent désormais des assurances, une option encore très peu connue du public.

« On essaie énormément de promouvoir les assurances animales, souligne-t-elle. Il s'agit toujours d'une dépense non prévue, la maladie. On peut prévoir les dépenses d'entretien, mais c'est difficilement prévisible, une maladie [...] C'est une bonne façon de prévoir [le montant total] parce qu'il s'agit d'un frais fixe. »

L'achat d'un animal doit donc être mûrement réfléchi, et surtout, un budget doit être prévu pour éviter de s'en départir dans les mois qui suivent.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine