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Des Carabins dominants mais inégaux; le Rouge et Or affamé

BILLET - La première semaine d'activités au football universitaire québécois n'a pas donné lieu à une surprise, les ténors remportant leur duel respectif. L'exécution, elle, n'a toutefois pas toujours été au rendez-vous.

Les Carabins de l'Université de Montréal (1-0) ont lancé le bal vendredi en infligeant un revers de 37-19 aux Stingers (0-1), à Concordia. Le lendemain, le Rouge et Or (1-0) a rejoint ses rivaux de la métropole en tête du classement à la suite d'un massacre de 40-5 face au Vert et Or de l'Université de Sherbrooke (0-1), au PEPS de l'Université Laval.

Le score du premier match de la campagne ne rend pas convenablement justice à l'allure de la rencontre. Les Bleus ont vécu deux creux de vague, l'un plus profond que l'autre lorsqu'ils avaient une priorité de 31 points. Les hommes de Danny Maciocia ont cependant contrôlé l'affrontement à leur guise.

À l'issue de la confrontation, l'entraîneur-chef a affirmé qu'il s'agissait d'« une performance intéressante, surtout après un camp d’entraînement aussi court ». La semaine d'entraînements en moins, contrecoup du départ des Gaiters de l'Université Bishop's au Sport universitaire atlantique (SUA), doit être pointée du doigt pour les quelques ratés.

Les Carabins profiteront cette semaine de leur premier week-end de congé. Cette pause, qui n'aura rien d'un repos, se produit à un moment idéal. Pour reprendre les propos de Maciocia, ce sera l'équivalent d'une troisième semaine de préparation pour ses ouailles.

L'objectif est bien évidemment d'augmenter la cohésion avant le premier choc Carabins-Rouge et Or, prévu le 9 septembre prochain. D'ici là, les Rouges effectueront leur premier voyage de la saison, au stade Percival-Molson, afin de se mesurer aux Redmen de l'Université McGill (0-0).

L'institution anglophone n'était pas en action en lever de rideau du calendrier.

Des cibles à profusion

Tantôt flamboyant, tantôt erratique, le quart-arrière Samuel Caron a somme toute conclu le dernier match inaugural de sa carrière universitaire de belle manière. Il affiche d'ores et déjà trois passes de touché au compteur, une performance de plus de 300 verges et un taux de réussite supérieur à 70 %.

Cinq receveurs distincts ont capté des ballons, avec un plancher à quatre attrapés (Guillaume Paquet et Kevin Kaya) et un plafond à sept (Régis Cibasu et Louis-Mathieu Normandin). Cette diversité permettra ultérieurement à Caron de cibler les confrontations avantageuses.

Malgré la prestation inspirée du groupe d'ailiers, un filon est demeuré inexploité : les zones profondes. Le jeu offensif le plus productif par la passe a franchi 22 verges. C'est peu, beaucoup trop peu!

L'histoire de la rencontre a été l'émergence de Raphaël Major-Dagenais, utilisé à toutes les sauces, tant dans le jeu aérien, au sol que sur les unités de retours de bottés de dégagement et d'envoi. Le joueur de deuxième année a inscrit des majeurs en tant que receveur et sur un jeu truqué en formation de placement.

Son apport sur le terrain du campus Loyola a été remarquable. Questionné à ce sujet après la confrontation, Major-Dagenais gardait les deux pieds sur terre et semblait déjà avoir tourné la page sur ses premier et deuxième touchés dans le U Sports.

La meilleure défense au pays?

Le prochain test pour Major-Dagenais devrait être un brin plus complexe. Le Rouge et Or débarquera au Centre d’éducation physique et des sports de l’Université de Montréal (CEPSUM) pour le coup d'envoi de la saison locale des Carabins.

L'unité défensive lavalloise n'est pas tout à fait au même niveau que celle des Stingers. Disons cela comme ça, question de rester poli.

D'ailleurs, le bataillon du coordonnateur Mathieu Fortier a envoyé un message clair au Vert et Or. L'instructeur aussi. Les esprits se sont échauffés durant la traditionnelle poignée de main entre les deux équipes qui prend place au terme du duel.

Le Rouge et Or affiche bon an mal an une défense se classant parmi la crème au pays. Les Lavallois accordent des points au compte-gouttes et ils en sont très fiers. Les propos de Fortier n'avaient rien d'anodin, il était déterminé à démontrer que son unité était supérieure à celle du Vert et Or.

Et force est d'admettre que c'est bel et bien le cas. Aucun doute possible.

Le quart Hugo Richard est l'un des artisans de cette débandade défensive pour les représentants de l'Estrie. Au même titre que Caron, il a distribué trois passes de touché, a amassé des verges à la tonne et a fréquemment atteint ses cibles.

Richard a également ajouté 9 courses, dont l'une d'entre elles s'est conclue dans la zone payante, pour 49 verges. Ses coéquipiers Christopher Amoah et Vincent Alarie-Tardif se sont à leur tour emparés d'une part considérable du gâteau avec une récolte cumulative de 160 verges au sol sur 17 portées.

Le bataillon défensif du Vert et Or aura la chance de se reprendre dès jeudi avec la visite des Stingers et du quart Trenton Miller. L'occasion est propice pour prouver que la déroute au PEPS n'était qu'une erreur de parcours et que les propos de Lecompte n'étaient pas en fait que de la poudre aux yeux.

N'oublions pas que les Renards sont tout simplement incapables de trouver des réponses à l'énigme lavalloise, les protégés de Glen Constantin ayant remporté l'entièreté des 25 duels entre les deux universités.

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