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Des cartes de Noël qui n'ont rien à voir avec la chance

Entre autres traditions du temps des Fêtes, il y a la campagne des cartes de Noël du Collectif pour un Québec sans pauvreté. Cette année, quatre cartes sont offertes et sont un clin d'oeil à différents billets de loto.

Illustrées par Mathilde Cinq-Mars, les cartes mettent en scène des personnages en situation de pauvreté. Par exemple, il y a Michel, un personnage qui reçoit des prestations d'aide sociale et qui est « perdant tous les mois ». Les autres cartes s'appellent « Rien d'extra », « pas de célébrations » et « La Roue de l'infortune ».

« Nous distribuerons des cartes postales de Noël que l'on peut envoyer à des personnes de notre famille ou des amis. Nous demandons aussi qu'elles soient envoyées aux députés et au ministre Blais pour leur rappeler leurs responsabilités dans la lutte à la pauvreté. On sait que 800 000 personnes qui ne couvrent pas leurs besoins de base au Québec », explique Line Marcoux du Collectif pour un Québec sans pauvreté section Estrie.

Des cartes format géant seront livrées à quatre ministres également.

1 personne sur 5 en situation de pauvreté

Selon les estimations du collectif, 25 830 personnes vivraient sous le seuil de la pauvreté à Sherbrooke. « C'est presque une personne sur cinq. On sait aussi que ça change à Moisson Estrie où les gens qui travaillent demandent de plus en plus d'aide. L'augmentation est de 9 % cette année pour les personnes qui travaillent. Le portrait change. Il y a aussi beaucoup de personnes âgées qui demandent un panier de Noël », indique Mme Marcoux.

Entre autres revendications, le collectif demande que le revenu des gens soit ajusté en fonction du coût du panier de consommation « qui est un indicateur pour couvrir les besoins de base qui sont de 17 516 $ par an. La personne ne se sort pas de la pauvreté, elle se sort juste la tête de l'eau. Elle va être capable de manger, payer son logement, son téléphone et ses vêtements. À l'heure actuelle, une personne seule reçoit 628 $ d'aide sociale par mois avec les crédits d'impôt et les taxes, c'est 731 $. Ça correspond à 52 % de la mesure du panier de consommation. Je ne sais pas comment on peut vivre avec ça? C'est loin de suffire. »

Ils demandent également la fixation du salaire minimum à 15 $ de l'heure.

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