Retour

Des citoyens de Plessisville inquiets face à la venue de la nouvelle clinique médicale

Environ 300 citoyens inquiets ont participé à une rencontre d'information publique concernant la nouvelle clinique médicale des Galeries de l'Érable, à Plessisville, mardi soir.

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec avait invité les citoyens à venir s'informer de l'arrivée de ce nouveau groupe de médecine familiale (GMF) dans la municipalité. La clinique médicale des Galeries de l'Érable offrira dorénavant les consultations pour les cas semi-urgents et non urgents. Un médecin sera également disponible les soirs de semaines, et une fin de semaine sur trois.

Ces changements se font dans la foulée de la Loi 20, portant sur l'accès aux médecins de famille et aux médecins spécialistes. Le CLSC de l'Érable restera ouvert, mais se voit dépouillé de ses médecins, qui seront transférés à cette nouvelle clinique. Le CLSC perd aussi ses services de radiologie et de laboratoire, qui seront désormais offerts à l'hôpital d'Arthabaska, à Victoriaville.

Yves Lapierre, coordonnateur de la Corporation de développement communautaire de l'Érable, soutient que la perte de ses services est difficile à avaler pour une MRC ayant une population vieillissante.

« C'est clair que de faire du voyagement une heure, une heure et quart, pour aller à Arthabaska [Victoriaville], c'est un petit peu pénible et le système de transport n'est pas adapté pour cela », souligne-t-il.

Il explique avoir demandé un moratoire sur le transfert de ces services, le temps que la communauté puisse organiser un transport pour les personnes devant se rendre à Victoriaville. La demande aurait été refusée, selon lui.

Une voie perdue

Les citoyens s'inquiètent également des coûts qu'ils auront à assumer lors d'une consultation médicale. Plusieurs services étaient offerts gratuitement par le CLSC, et selon M. Lapierre, la plupart d'entre eux, comme les changements de pansement, devront être déboursés par le patient.

Mais la plus grande déception, affirme M. Lapierre, est que les gens estiment avoir perdu un certain pouvoir envers leur institution de santé.

« Avant, il y avait un conseil d'administration au CLSC avec des membres de la population. Au CSSS, la même chose, on avait aussi une table Santé Arthabaska-Érable, où les partenaires étaient tous là », explique-t-il.

Or, les membres du conseil d'administration du CIUSSS ont tous été élus par le ministère, déplore M. Lapierre, et la population a l'impression de ne plus avoir son mot à dire sur les décisions à prendre. 

M. Lapierre confirme que les citoyens ont l'intention d'exercer d'autres moyens de pression pour tenter de faire entendre leur voix.

Plus d'articles