Ils sont noirs, minuscules et se retrouvent parfois par milliers sur la neige au printemps : ce sont des collemboles, des « puces de neige » qui reviennent chaque printemps. Loin d'être nuisibles, les collemboles sont même un allié précieux de la nature.

Un texte de Christine Bureau

« Malgré les apparences, les collemboles ne sont pas des insectes. Ce sont des animaux qui font partie de la faune normale qu'on retrouve dans le sol », précise d'emblée le biologiste Bernard Jolicoeur.

Ces petites bestioles vivent dans l'humus - la couche superficielle du sol - à longueur d'année, mais sortent parfois de l'ombre au printemps. Elles deviennent alors bien visibles sur la neige.

Il n'y a pas qu'en Estrie qu'on en retrouve. Les collemboles sont visibles jusque dans le nord du Québec.

« J'avais eu l'occasion d'observer le même phénomène dans la région de Fermont. Au printemps, si la neige était dérangée, déplacée, si on circulait par exemple en motoneige et qu'on repassait vers le milieu de la journée, on retrouvait des collemboles en quantité incroyable. On aurait même pu en ramasser avec une pelle tellement il y en avait » se remémore celui qui vit maintenant à Sherbrooke.

Quoi faire? 

Le spécialiste Ronald Maheu, de chez Maheu protection parasitaire, propose d'arroser son gazon au printemps pour contrer le phénomène. « Ça vient du gazon. Il serait donc opportun de faire arroser votre gazon à la fonte des neiges pour ne plus en avoir l'an prochain », note-t-il.

Une suggestion avec laquelle M. Jolicoeur est en complet désaccord. Selon lui, procéder à un arrosage serait « contre-productif », une « erreur grossière » et une « peine perdue » étant donné leur nombre, mais également vu leur utilité.

« Ce n'est pas exclusivement associé au gazon, c'est dans le sol, rappelle-t-il. Il faut apprendre à vivre avec la faune qui nous entoure. »

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