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Des élèves mettent la main à la pâte au profit de Moisson Estrie

L'organisme Moisson Estrie a reçu un chèque bien spécial provenant des élèves du Collège Mont Notre-Dame de Sherbrooke jeudi après-midi. Ces dernières ont littéralement mis la main à la pâte ce qui leur a permis de recueillir 3728 dollars.

La campagne de financement s'articule autour de la confection de desserts, mais prend racine en classe avant de se déplacer en cuisine.

« Le projet commence en octobre quand Geneviève Côté de Moisson Estrie vient à l'école nous parler de l'organisme. Après, il y a tout l'aspect des calculs mathématiques. Elles doivent calculer les coûts de production d'un muffin, par exemple, les coûts d'exploitation. Elles doivent fixer un prix de vente et estimer un profit puis faire des graphiques où elles prévoient les profits. Après, elles doivent cuisiner le produit et le vendre », explique l'enseignant responsable du projet, David Beauchesne.

La vente des produits, c'est probablement la partie de l'activité que les filles préfèrent. « Vendre les desserts, c'est plus l'fun que de faire tous les calculs mathématiques! » lance Catherine Laberge en riant. Les apprenties cuisinières sollicitent leurs copines entre les cours pour qu'elles achètent leurs délices culinaires. Peu sont capables de résister à l'envie de croquer dans un peu de sucre.

Les enseignants de l'école sont aussi appelés à se procurer des réglisses au chocolat, des Ferrero Rocher maison ou des guimauves enrobées de chocolat. « Celui qui s'occupe du projet a eu l'idée de nous faire remplir des coupons. Il nous fait acheter du dessert à crédit. Il y a des enseignants qui ont des factures de 150 $ et même de 200 $. Ce n'est pas mon cas. Ce sont surtout des gars. Les gars sont très gourmands ici », rigole l'enseignante de mathématiques, Guylaine Larone.

Les ventes vont bon train. Par exemple, Alicia-Maude St-Hilaire, celle qui a popoté des Ferrero Rocher a réussi, à elle seule, à recueillir près de 350 $ avec ses bouchées chocolatées.

Beau, bon, pas cher!

Et ne peuvent pas cuisiner ce qu'elles veulent ces demoiselles. « Nous avions des contraintes. Il fallait que ce soit attrayant pour le client et que ça ne coûte pas cher, entre autres », ajoute Catherine Laberge qui a pensé à mettre des petits bonbons sur ses guimauves chocolatées pour rendre la chose plus esthétique.

Les parents ont aussi collaboré au projet sucré de leurs enfants. « On leur demande de payer pour les ingrédients et tous les profits vont ainsi à Moisson Estrie », explique M. Beauchesne.

Seul point négatif au projet : « On prend tous cinq livres dans le temps des Fêtes, mais bon, c'est pour une bonne cause! », rigole sa collègue enseignante, Catherine Forget-Simard.

Chaque année, depuis dix ans, les élèves pâtissiers remettent entre 3000 et 4000 $ à Moisson Estrie.

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