Retour

Des infirmières refusent de travailler aux soins intensifs de l'Hôpital de Granby

Des infirmières de l'unité des soins intensifs de l'Hôpital de Granby ont, à nouveau, refusé de travailler lors de leur quart de lundi matin. Elles voulaient dénoncer leurs conditions de travail et le manque de personnel.

« Elles ne se sont pas présentées à leur unité de soins. Le personnel de nuit s'est questionné à savoir pourquoi personne n'était là. Finalement, on les a vues de l'autre côté de la porte qui attendaient d'avoir les effectifs pour rentrer au travail », raconte la présidente du Syndicat des professionnelles en soins des Cantons-de-l'Est (FIQ), Sophie Séguin.

La situation risque de se répéter à nouveau mardi soir. « Pour l'instant, il manque déjà deux employés sur trois à l'horaire. La nuit passée, il manquait quelqu'un et c'est un employé du quart de jour qui venu prêter main forte à partir de 5 h. C'est régulier depuis plusieurs mois », ajoute Mme Séguin.

Il y a deux semaines, la direction du CIUSSS de l'Estrie-CHUS avait dû fermer la moitié de l'unité des soins intensifs à cause du manque de personnel. Ce qui complique les choses, c'est que les infirmières de cette unité sont spécialisées. On peut donc difficilement déplacer les infirmières d'une unité à l'autre.

Une rencontre entre le syndicat et la direction est d'ailleurs prévue jeudi. « On veut regarder la structure de poste pour stabiliser l'équipe, pour qu'il y ait du personnel en quantité suffisantes sur tous les quarts de travail, tous les jours, pour éviter cette situation. Étant donné que c'est une petite équipe, quand un patient décompense, c'est difficile de répondre à tous les besoins urgents du patient. C'est ce qui inquiète le personnel », soutient Mme Séguin.

Cette dernière souligne que plusieurs infirmières craignent de subir des représailles patronales en lien avec leurs moyens de pression.

La direction du CIUSSS de l'Estrie-CHUS pourrait réagir publiquement dans les prochaines heures.

Plus d'articles