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Des médecins inquiets de l'adoption par Ottawa d'une loi sur l'aide médicale à mourir

Le projet de loi du gouvernement Trudeau sur l'aide médicale à mourir inquiète les médecins spécialisés en soins palliatifs. Selon eux, les élus devraient mettre autant de volonté à défendre l'accès à des soins palliatifs qu'ils ont mis pour défendre l'aide médicale à mourir.

Un texte de René Cochaux

La présidente de la Société québécoise des soins palliatifs, Dre Christiane Martel, estime que l'accès aux soins palliatifs devrait être une priorité pour les élus.

Elle dit ne pas sentir sur le terrain des actions concrètes pour garantir aux personnes qui le désirent un accès à des soins de fin de vie de qualité, et ce, dans un environnement adéquat et avec le personnel approprié.

Cette médecin spécialisée en soins palliatifs craint même que des personnes souffrantes optent pour une aide médicale à mourir faute de soins de fin de vie accessibles.

La Société québécoise des soins palliatifs est aussi mal à l'aise avec la notion de mort raisonnablement prévisible. Ses membres estiment qu'elle est suggestive et qu'elle laisse place à des zones grises embarrassantes. Le terme raisonnablement est difficile à interpréter à leurs yeux.

La docteure Christiane Martel rappelle que la tâche de traiter les personnes en fin de vie est délicate, que le respect de leurs dernières volontés est traité individuellement et que chaque cas est unique.

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