Retour

Des mesures pour éviter d'autres agressions, dit le Pavillon Argyll

Il y un an, des employés du CHSLD Pavillon Argyll dénonçaient des cas d'agressions sexuelles entre résidents. Douze mois plus tard, l'organisation affirme avoir procédé à un examen de ses pratiques et revu ses protocoles d'intervention.

« Ce n'est pas l'événement médiatique qui a fait en sorte qu'on a travaillé ce dossier-là, on y travaillait déjà », affirme Danika Manseau, coordonnatrice des services d'hébergement au CIUSSS de l'Estrie - CHUS, 

Dans les 13 centres de soins de longue durée du CIUSSS, la moyenne d'âge est de 85 ans. La majorité de la clientèle souffre de déficits cognitifs.

Les cas d'agressions sexuelles, cependant, sont rares, affirme la direction, et ils sont pris au sérieux.

« On a aussi fait des audits pour s'assurer que ça suive les règles de l'art. Quand un événement arrive, l'infirmière est informée, on le déclare, on appelle famille concernée », explique-t-elle. 

Pas de « risque zéro » 

Malgré les précautions, impossible cependant d'éliminer tous les risques, selon la coordonnatrice. 

« Le risque zéro n'existe pas. Il y en a eu dans la dernière année. Il y en aura encore parce que nous sommes avec une clientèle qui a des déficits cognitifs. La maladie évolue, l'aspect inhibition tend à disparaître pour certaines personnes », mentionne-t-elle. 

Le Comité des résidents du Pavillon Argyll, qui n'a jamais reçu aucune plainte de proches de bénéficiaires, fait partie d'un comité consultatif sur la question.

« C'est une belle initiative. On a un peu poussé pour être plus consulté, qu'on fasse partie des recherches de solution », admet sa présidente, Claire Mercier. 

Depuis le mois d'avril, cinq cas d'agression sexuelle ont été rapportés au Pavillon Argyll, qui compte 800 bénéficiaires.

Plus d'articles

Commentaires