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Des millions de crevettes en décomposition au centre de compost de Bury

Plus de 3 millions de kilos de crevettes ont pris le chemin du centre de valorisation des matières résiduelles de Bury en Estrie au cours des derniers jours et la décomposition des crustacés entraîne des odeurs incommodantes pour la population.

Ces crevettes appartiennent à Neptune Technologies, une entreprise de Sherbrooke spécialisée en production d'huile de krill. Les crustacés se trouvaient dans des entrepôts frigorifiés de Congébec, à Boucherville, depuis 2012, année où une explosion a décimé une partie de Neptune Technologies.

« Étant donné l'explosion, Neptune a été arrêté pendant un certain temps, une année et demie », explique Olivier Sylvestre, de GSI Environnement. « Ils (Neptune) avaient déjà acheté au préalable ces crevettes-là. Étant donné le délai pour repartir [sic] l'usine, les crevettes étaient périmées. »

Olivier Sylvestre soutient que Neptune Technologies a tenté d'utiliser les crevettes à d'autres fins, mais que pour des raisons qu'il ignore, celles-ci sont restées inutilisées dans les entrepôts.

L'entreprise GSI Environnement a obtenu le contrat de vider l'entrepôt des crustacés. Comme elle possède également le centre de compostage de Bury, c'est à cet endroit que les crevettes ont été apportées pour y être détruites.

Des odeurs qui dérangent

Même si GSI Environnement est spécialisée dans la gestion des matières organiques, l'entreprise avait mal évalué les odeurs que la décomposition des crustacés allait produire. L'air nauséabond dérange de nombreux citoyens. Olivier Sylvestre admet qu'ils ont reçu plusieurs plaintes à ce propos.

M. Sylvestre affirme que GSI Environnement est désolée des inconvénients causés par la décomposition des crevettes. Il explique que les fruits de mer étaient congelés lors de leur réception, et que l'entreprise misait sur cela pour atténuer les odeurs. Malheureusement, en raison des temps chauds des derniers jours, ils se sont décomposées rapidement.

M. Sylvestre soutient que c'est la première, et la dernière fois, que GSI Environnement traite une cargaison de fruits de mer.

« Il n'y a plus d'arrivages de crevettes, et il n'y en aura plus non plus dans le futur », affirme-t-il.

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