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Des municipalités craignent d'être écartées d'un projet d'accès à l'Internet haute vitesse

Plusieurs élus de la région craignent d'être écartés du projet « Brancher pour innover » par manque de temps pour soumettre leur projet. Le programme gouvernemental vise à investir 500 millions de dollars pour améliorer l'accès à l'Internet haute-vitesse en région.

Afin d'être admissibles au programme, les municipalités ont deux mois et demi pour soumettre leur candidature, un délai trop court, croit le député de Mégantic-L'Érable, Luc Berthold.

« Les élus des municipalités ont été unanimes lorsque je les ai rencontrés. Ils ont dénoncé le peu de temps qu'ils ont eu pour créer des projets afin de pouvoir soumettre leur candidature, afin de donner accès à Internet à toutes les maisons de leur communauté », explique-t-il.

Le député a donc fait parvenir une lettre au gouvernement fédéral demandant une prolongation du programme après des rencontres de la MRC du Granit et de la MRC de L'Érable où « la quasi-totalité de tous les maires était présente », assure-t-il.

Les modalités et les critères d'admissibilité au programme ont été rendus publics le 19 décembre,bien que le projet ait été annoncé lors du dernier budget fédéral.

Selon lui, seules les communautés qui avaient déjà un programme d'accès à l'Internet auront la chance de recevoir de l'argent.

C'est encore inacceptable qu'en 2017, que des territoires ne soient pas desservis par l'Internet haute vitesse.

Luc Berthold, député de Mégantic-L'Érable

Les fournisseurs de services Internet ne suffisent plus à la demande pour effectuer les devis techniques exigés pour déposer les projets d'ici le 13 mars.

Peu de municipalités admissibles

Dans la MRC du Haut-Saint-François, seules cinq municipalités sur 15 sont admissibles au programme fédéral, selon le préfet Luc Cayer.

« C'est un bon début, mais c'est tout de même décevant », croit-il.

Les municipalités exclues auront la possibilité de faire une demande révision auprès du gouvernement, mais les délais sont « serrés », selon M. Cayer.

« C'est difficile de créer un bon dossier. Nous avons fait une étude semblable en 2011, ça a été long avant d'avoir des résultats. Ce sont des spécialistes qui l'ont réalisée. Ça a pris plus que trois mois. »

La possiblité de faire une demande de révision de groupe sera soulevée lors du prochain comité exécutif de la MRC.

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