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Des « pap tests » plus accessibles afin de prévenir le cancer offerts au CHUS

Chaque année, 400 Canadiennes meurent du cancer du col de l'utérus. Dans le cadre d'une semaine de prévention, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l'Estrie-CHUS offre aux femmes pour une 7e année de venir passer un test dans l'une de leurs cliniques, et ce, tout à fait gratuitement.

Un texte de Renée Dumais-Beaudoin

« La majorité des femmes qui ont un cancer du col n'ont pas eu accès au dépistage par cytologie », explique le gynécologue-obstétricien, Dr Guy Wadel. Dans la plupart des cas, soit ces femmes n'ont pas accès à un médecin de famille, soit elles n'en voient pas l'importance compte tenu qu'elles vont bien et n'ont aucun symptôme.

Le point de départ du cancer du col de l'utérus c'est le virus du papillome humain (VPH), qui se transmet sournoisement lors de relations sexuelles. Un virus qui peut laisser derrière lui des lésions. Ce sont justement elles que l'on cherche lors d'une cytologie, communément appelée le « pap test ».

« Les lésions précancéreuses, une fois qu'on les a trouvées, se traitent très bien en clinique. Dans la très grande majorité des cas, on n'a pas besoin d'aller en salle d'opération, on peut traiter sur place en clinique externe », soutient le Dr Wadel.

Les lésions précancéreuses peuvent prendre de 10 à 15 ans avant de se transformer en véritable cancer. C'est là ça peut se compliquer. « Une fois que le cancer est invasif, qu'on a vraiment un vrai cancer, les traitements sont beaucoup plus importants. Ce sont des chirurgies majeures, de la radiothérapie, parfois de la chimiothérapie », prévient-il.

C'est ce scénario catastrophe que les autorités de santé publique veulent limiter. Pour les 400 morts que fait chaque année le cancer du col de l'utérus, environ 1500 nouveaux cas seront diagnostiqués.

Pour éviter le pire

Une cytologie pratiquée tous les deux ou trois ans peut permettre d'éviter le pire. « Ce qu'on retrouve, quand on fait des études statistiques sur les gens qui ont un cancer du col, c'est que la grande majorité des femmes n'ont pas eu de cytologie dans les cinq à 10 ans qui précédaient, d'où l'importance de faire nos cytologies de façon régulière », insiste le Dr Wadel.

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