Retour

Des parents d'une garderie jugée illégale à Compton manifestent au bureau de Luc Fortin

À son arrivée à son bureau de comté mardi, le ministre de la Famille, Luc Fortin, a été accueilli par des parents dont les enfants fréquentent la garderie Cocorico de Compton.

Cette garderie accueille une trentaine d'enfants depuis plus de 13 ans. À la suite d'une plainte, le ministère de la Famille a dépêché des inspecteurs la semaine dernière qui ont jugé que la garderie était illégale puisqu'elle opérait sans permis.

L'avis de fermeture a été émis sur le champ et les parents ont maintenant 30 jours pour trouver un nouvel endroit pour faire garder leurs enfants.

« Je trouve ça déplorable qu'on nous laisse à nous-mêmes, que c'est une perte de services dans la région, que c'est un stress inutile », déplore une des mères présentes, Stéphanie Forcier, une mère d'un bambin de deux ans.

Pas de compromis

Le ministre a été clair : la garderie opérait illégalement donc, elle doit être fermée. « Je comprends la situation, mais il faut se mettre dans les souliers du gouvernement qui doit s'assurer de la conformité des garderies. Si on demande un compromis pour une garderie qui est en infraction, il faut le faire pour toutes les garderies. Le message qu'on envoie aux garderies, c'est qu'on doit se conformer à la loi. Ce n'est pas une cantine qu'on opère », a martelé Luc Fortin.

Selon cette dernière, les places disponibles en garderie sont rares. Seuls trois parents ont réussi à dénicher une place.

De son côté, la propriétaire de l'endroit, Mylène Blais, soutient qu'elle fera tout pour sauver son entreprise. « J'ai engagé quelqu'un pour remplir la demande de permis. On ne baisse pas les bras. On va se battre. J'ai une belle équipe. Le village est là. C'est une question de coeur, pas de papier. Je ne me suis jamais cachée. J'ai pignon sur rue au centre-ville. Tous les gens peuvent me voir. J'ai mon permis de la ville. »

Si cette dernière n'avait jamais fait de demande de permis par le passé, c'est qu'elle se croyait conforme. « Je suis une entreprise privée. J'ai commencé avec trois enfants et ça a grossi. Les lois ont changé. J'avais mon permis de la ville. »

Plus d'articles