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Des pièges pour surveiller l'agrile du frêne en Estrie 

L'agrile du frêne n'a toujours pas atteint l'Estrie, mais les autorités sont sur un pied d'alerte. L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) a posé 360 pièges au Canada, dont une cinquantaine en Estrie dans des zones épargnées jusqu'à maintenant.

À Sherbrooke, une quinzaine de pièges ont été accrochés à la cime de frênes, dont un au parc du Domaine Howard.

Les pièges ont été retirés au cours des derniers jours, mais il faudra attendre quelques semaines pour savoir si cet insecte, originaire de la Chine, a trouvé refuge dans la région.

À l'aide d'une longue perche, les inspecteurs de l'ACIA ont récupéré les pièges, puis ils les ont examinés afin d'en retirer les spécimens qui ressemblent à l'agrile du frêne. Mais à cette étape, il est difficile de tirer des conclusions à partir de cette première sélection,

« On ne peut pas officiellement l'identifier, ils sont englués, les couleurs ne sont plus les mêmes », explique Isabelle Meduri, inspectrice à l'ACIA. 

Les boîtiers contenant les insectes suspects seront acheminés à un laboratoire pour déterminer s'il s'agit bien de l'intrus.

En pleine expansion

L'agrile du frêne a fait son apparition au Canada en 2002 pour atteindre le Québec en 2008. L'insecte ravageur a d'abord été signalé à Carignan puis à Montréal, ensuite à Longueuil. En 2015, Granby s'ajoute à la liste.

Une fois installé, il est impossible d'éradiquer l'ennemi. Les frênes ne peuvent plus se défendre et meurent en quelques années.

« Ça peut prendre un an, deux ans, trois ans avant de percevoir des signes de dépérissement, une cime dégarnie, des drageons qui poussent sur le tronc... C'est alors trop tard, il y a déjà une bonne population et elle a commencé à migrer vers d'autres arbres », souligne l'inspectrice.

Pour limiter les ravages, les autorités misent surtout sur la sensibilisation.

« L'agrile peut voler sur une distance de dix kilomètres par année. Ce n'est pas en volant qu'il se propage, c'est l'humain en déplaçant du matériel infesté, comme du bois de chauffage, qui facilite sa progression », explique la biologiste Lucie Gagné, de l'ACIA. 

Si un citoyen perçoit des signes de dépérissement sur un frêne, il peut le signaler en composant le 1 800 442-2342.

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