Retour

Des problèmes de santé mentale menacent certains agriculteurs au bout du rouleau

Pluies abondantes, températures fraîches et épisode de grêle, la météo est bien peu clémente pour les agriculteurs du Québec qui en ressentent les impacts financiers, mais aussi psychologiques.

Un reportage de Louis-Philippe Bourdeau

La région de Coaticook a particulièrement été touchée. Après s'être relevé des inondations de juin dernier, le producteur laitier Thierry Jaton a vu sa production de soya pratiquement décimée par la grêle.

« En 15 minutes, il est tombé passablement de grêle, c'était la désolation [...]. Nos champs de soya étaient super beaux », déplore-t-il.

La psychologue Pierrette Desrosiers, spécialisée dans le domaine agricole, estime qu'il faudra garder l'oeil ouvert au cours des prochains mois afin de s'assurer que les producteurs ayant subi de lourdes pertes soient bien encadrés.

Selon elle, un agriculteur sur deux souffre de détresse psychologique au Québec. Avec cet été difficile, ils doivent être en mesure de reconnaître les signaux d'alarme.

« On commence à avoir des idées noires ou la larme à l'oeil plus facilement, explique Pierrette Desrosiers. S'ils s'aperçoivent qu'ils ne font plus, qu'ils n'agissent plus comme ils agissaient auparavant, et bien, c'est d'aller chercher de l'aide. »

L'Union des producteurs agricoles affirme être bien consciente de la période difficile que vivent ses membres.

« Les producteurs, ce sont des grands gamblers  », explique Yolande Lemire, secrétaire au Syndicat local de l'UPA Coaticook. « On achète des milliers de dollars de grains, et on met ça en terre le mieux qu'on peut, et c'est mère Nature qui décide. » 

L'Union des producteurs agricoles formera certains de ses membres, avec l'aide de l'organisme de prévention du suicide JEVI, afin de mieux détecter les signes de détresse chez les agriculteurs.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Le Sagittaire: le signe le plus chanceux?





Rabais de la semaine