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Des résultats très prometteurs pour les patients aux soins intensifs

Une récente étude sur les vasopresseurs, menée par un médecin de Sherbrooke, pourrait permettre d'améliorer la survie des patients traités aux soins intensifs.

Un texte de Marie-Claude Lyonnais

Les résultats de l'étude clinique, pilotée par le Dr François Lamontagne, semblent déjà très prometteurs. Le médecin explique que pour la première fois, les médecins pourraient avoir des données probantes sur l'utilisation de ces médicaments connus.

« Nos résultats préliminaires nous laissent espérer que dans les années qui viennent, on sera en mesure d'identifier les patients ayant besoin d'une approche restrictive, et ceux qui auront besoin davantage du médicament. On pense être en mesure bientôt de mieux individualiser les soins, pour avoir des soins plus efficaces et sécuritaires. » 

L'administration d'un vasopresseur, bien qu'il s'agisse d'un soin usuel, est toujours un acte délicat. Un dosage trop élevé ou insuffisant, souligne-t-il, peut causer des complications graves, comme une arythmie ou une détérioration de certains organes.

L'équilibre est très précaire, admet-il, et une meilleure compréhension de leur utilisation sera hautement bénéfique pour les patients.

Dans une phase ultérieure, le chercheur souhaite s'intéresser à la qualité de vie des patients qui survivent à un séjour éprouvant aux soins intensifs.

Les faces cachées de la médecine

Le Dr Lamontagne admet qu'il peut sembler étrange, pour le grand public, d'apprendre que les médecins administrent des traitements pendant des années sans connaître réellement la méthode idéale pour les utiliser.

« Pour les gens qui travaillent dans le milieu biomédical, ce n'est pas étonnant. Il y a plusieurs choses qu'on fait parce qu'on croit que ça fonctionne, mais il n'y a pas de données définitives ou suffisamment probantes pour être tout le temps certain de faire la bonne chose. »

Il souligne que de nombreux progrès en médecine ont d'ailleurs été réalisés, au cours des dernières années, en réexaminant la façon de faire. L'hormonothérapie et les transfusions sanguines ne sont que deux exemples des avancées de la médecine qui ne sont pas consécutives à la découverte d'un nouveau médicament.

L'étude du Centre intégré universitaire de santé et de services de sociaux de l'Estrie-Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CIUSSS de l'Estrie-CHUS), s'est déroulée auprès de 118 patients, dans 11 centres hospitaliers canadiens et américains. Le groupe visé était surtout constitué de personnes âgées de 75 ans et plus.

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