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Deux fois plus de jeunes avec des troubles mentaux en Estrie depuis 10 ans

Le nombre de jeunes souffrant d'anxiété, de dépression ou de déficit d'attention a doublé en Estrie depuis 10 ans. C'est ce qu'indique la Direction de la santé publique (DSP) dans son tout premier rapport en matière de santé mentale.

En tout, le rapport de la DSP en Estrie fait état 6000 jeunes, 27 000 adultes et plus de 8000 aînés qui souffrent de troubles mentaux. Parmi toutes régions du Québec, l'Estrie est celle qui affiche la prévalence de troubles mentaux la plus élevée.

Pour ce qui est des cas de schizophrénie, ils affectent 1 % de la population de la région, soit environ 3000 personnes. Généralement, les hommes sont plus touchés que les femmes. Toutefois à partir de 2005-2006, le nombre de cas a augmenté alors que cette tendance à la hausse n'a pas été observée à l'échelle provinciale. Selon le psychiatre Jean-François Trudel, deux hypothèses peuvent expliquer ces données, soit une augmentation de l'abus de drogues et le nombre de personnes qui emménagent dans la région.

« Le cannabis est beaucoup plus fort qu'il était, la cocaïne est très plus répandue [...], ces substances peuvent contribuer à déclencher des troubles psychotiques analogues à la schizophrénie [..­.], ces cas-là ne s'inventent pas [...], probablement que ce sont des gens qui viennent d'autres régions qui viennent dans la région », souligne le Dr Jean-François Trudel.

Des solutions

Au cours des prochains mois, un plan d'action sera mis en place afin de mieux cerner les besoins des gens malades et des organismes qui les appuient.« C'est faux de croire qu'on va avoir une solution unique qui va fonctionner mur-à-mur dans 66 communautés pour cette raison, c'est absolument essentiel de travailler avec les partenaires du communautaire qui, eux, connaissent leurs communautés », a souligné la Dre Mélissa Généreux.

Pour consulter le rapport de la direction de la santé publique de l'Estrie, cliquez ici.

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