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Deux Sherbrookoises remportent un Prix littéraire du gouverneur général

Parmi les sept lauréats des Prix littéraires du gouverneur général 2017, dévoilés mercredi matin, on retrouve deux Sherbrookoises. Véronique Drouin (catégorie littérature jeunesse) pour L'importance de Mathilde Poisson et Louise Dupré (catégorie poésie) pour La main hantée ont remporté les grands honneurs.

Un texte de Geneviève Proulx

« Je suis surtout renversée. Je ne m'attendais pas du tout à ça. Je n'écris jamais pour des prix. Je suis une auteure de littérature de genre qui n'est pas souvent reconnue. C'est pour ça que je suis complètement décontenancée de la nouvelle », a-t-elle raconté au micro de Par ici l'info quelques minutes après l'annonce des gagnants.

Maintenant reconnu comme étant le meilleur livre jeunesse francophone au Canada, L'importance de Mathilde Poisson a pourtant eu bien du mal à se retrouver sur les tablettes des libraires. « C'est très étrange parce que c'est mon livre qui a eu le plus de misère à trouver un éditeur. Je l'avais écrit en 2008. Je l'avais soumis à plein d'endroits et il n'a pas été retenu. Je l'avais serré dans un tiroir et la vie a fait en sorte que j'ai vécu toutes sortes de choses. C'est un livre qui parle de deuil et de mort. J'ai donc décidé de le retravailler et je l'ai soumis à nouveau. Il a été refusé partout sauf à une maison d'édition. Ils l'ont vraiment aimé et ils y ont cru », dit-elle.

Parle-t-on de suicide aux adolescents d'une manière particulière? « Je n'ai pas mis de gants blancs pour parler de suicide. Je l'ai abordé de front, je l'ai parodié. C'est un livre qui est drôle, qui a un humour noir. C'est pour ça que je suis tellement surprise que le livre ait été retenu par le jury. C'est un livre audacieux. Ce n'est pas un sujet l'fun à aborder, mais j'ai essayé de le faire pour que ce soit plaisant à livre. Ça en devient un roman pur bonheur. »

La poésie, un langage viscéral

Diplômée de littérature à l'Université de Sherbrooke, Louise Dupré a également mis la main sur un Prix du gouverneur général dans la catégorie Poésie. Dans son cas, c'est la deuxième fois qu'elle mérite un tel honneur. « C'est une grande distinction qui amène un grand bonheur. Tous les livres de poésie publiés au Canada sont envoyés au jury. Mon livre a été choisi. Ça me touche beaucoup. C'est un encouragement à écrire. L'écriture est une pratique exigeante qui demande beaucoup. Quand on obtient un tel prix, on est très content », a-t-elle dit.

Auteure de 20 livres, dont 10 de poésie, Louise Dupré se définit maintenant comme une poète à temps plein. « C'est un langage viscéral qui vient du coeur. Chaque mot a une importance. On joue au billard avec les mots. Quelle configuration vont-ils prendre pour faire découvrir des émotions, des pensées, des sensations et des idées qui sommeillent en nous et qui se réveillent », explique celle qui a enseigné la création littéraire pendant 20 ans à l'UQAM.

Les deux lauréates recevront leur prix des mains de la gouverneure générale Julie Payette le 29 novembre prochain lors d'une cérémonie qui aura lieu à Rideau Hall. « J'aborde ça comme une montagne russe avec plein de tournants Je ne sais pas du tout où je m'en vais. Ça fait quelques jours que je le sais. Je m'y prépare, mais je ne sais pas du tout comment faire et à quoi m'attendre! » rigole Véronique Drouin.

Cette dernière et Louise Dupré rencontreront les lecteurs lors du Salon du livre de Montréal qui aura lieu du 15 au 20 novembre.

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