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Difficile d'obtenir des soins de santé à Granby lorsqu'on est patient orphelin

Difficile pour les patients orphelins de Granby de trouver un médecin pour les soigner. Marthe Lapierre est arrivée dans la région en 2012, et depuis ce temps, elle est sur une liste d'attente pour avoir accès à un omnipraticien.

La situation est pourtant loin d'être préoccupante dans la région de la Haute-Yamaska. Plus de 80 % de la population a accès à un médecin de famille, comparativement à la moyenne québécoise de 71 %.

Toutefois, le bât blesse lorsqu'un patient orphelin doit consulter un médecin. Les options sont alors bien minces. « Je dois aller à l'urgence, c'est la seule chose qu'on peut faire à Granby », explique Mme lLpierre. La raison : il n'existe pas de cliniques sans rendez-vous à Granby pour les patients orphelins.

Depuis trois ans, elle attend, et impossible de savoir si son nom sortira bientôt de la liste. Elle pourrait se tourner vers la clinique privée de la région pour se faire soigner, mais il s'agit d'une option « insultante », selon elle.

« J'ai toujours payé mes taxes et mes impôts comme tout le monde, qui inclut la taxe santé et médicament du gouvernement. Je ne vois pas pourquoi je paierais pour obtenir des soins de santé », soutient-elle.

Elle trouve inacceptable de devoir attendre si longtemps, d'autant plus que les nouveaux arrivants s'immiscent sans problème dans les rouages du système de santé. Mme Lapierre est interprète bénévole pour l'accueil des nouveaux immigrants. Elle précise qu'elle trouve admirable qu'ils puissent bénéficier rapidement de soins de santé, mais estime que c'est « choquant » que la population n'ait pas accès à ces mêmes services.

La centralisation des listes d'attente ne la rassure pas outre mesure. Selon elle, le problème n'est pas au niveau du processus administratif.

« Pour moi, le problème à Granby, il est évident, il manque de médecins », explique-t-elle. Elle soutient d'ailleurs qu'ils sont déjà sursaturés, et qu'ils seraient impossible pour eux de prendre davantage de patients, même s'ils y étaient contraints.

Des lois insuffisamment contraignantes

Le député de Granby, François Bonnardel, estime également que le problème concerne la pénurie de médecins, mais croit pour sa part qu'il faut faire davantage pression sur eux.

« Tant qu'on ne va pas contraindre minimalement les médecins à prendre un minimum de patients, de citoyens au Québec, on aura toujours cette problématique », affirme-t-il.

Il admet que la situation s'est améliorée au cours des dernières années, mais que ce n'est pas suffisant. Il faut en faire davantage, et les récentes lois ne sont pas suffisamment contraignantes.


Le député soutient qu'il a rencontré le CIUSSS de Sherbrooke récemment, qui lui a affirmé qu'un groupe de médecine de famille (GMF) devrait voir le jour sous peu à Granby, ce qui devrait permettre d'offrir un meilleur service. Des médecins devraient ainsi être disponibles les soirs et les weekends.

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