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Disparition de Félix Desautels-Poirier : la famille en direction de la Californie

Une tante de Félix Desautels-Poirier a pris le chemin de la Californie lundi pour aider les autorités américaines à retrouver son neveu, disparu depuis une semaine.

Louise Désautels distribuera notamment à compter de mardi des avis de recherche dans la ville d'Arcata sur lesquels une image du disparu, sans ses lunettes, a été confectionnée par un graphiste afin de mieux représenter son allure actuelle.

« Ma soeur est allée soutenir Rachel Lafontaine, l'amie de mon fils qui est sur place, et on se disait aussi qu'un autre interlocuteur auprès de la police peut peut-être faire une différence », indique la mère du disparu, Claudine Desautels.

Jean-Claude Poirier attend quant à lui impatiemment l'arrivée de son passeport pour participer à la recherche de son fils à Arcata, où Félix Desautels-Poirier est parti le 4 novembre rejoindre son amie pour assister à un spectacle.

« Tant qu'on n'a pas de corps, on ne perd pas espoir »

Rappelons qu'après avoir consommé de l'alcool lors d'une fête tenue dans la réserve naturelle d'Arcata, située tout près de l'océan, le Sherbrookois s'endort et est recouvert d'une couverture par des amis. Le lendemain matin, le jeune homme demeure cependant introuvable. Ses effets personnels ont été retrouvés près du lieu où il s'était endormi. Les parents de Félix Desautels-Poirier croient toujours être en mesure de retrouver leur fils vivant.

« On voudrait savoir... L'incertitude, c'est terrible, mentionne Claudine Desautels, mais tant qu'on n'a pas de corps, on ne perd pas espoir. »

« Il faut rester debout, il faut rester fort. Ça ne sert à rien de s'écrouler, ajoute la mère du jeune homme. Présentement, je suis un peu le centre d'appels et le centre de documentation. J'essaie de faire les communications à tout le monde. Je n'ai pas le choix de rester forte... jusqu'à mon opération de lundi prochain. »

Cette dernière espère toujours que la police d'Arcata accepte de laisser les proches de son fils analyser le contenu des caméras de surveillance près du centre-ville, où il aurait été aperçu la dernière fois. L'idée a toutefois été refusée par les forces policières, qui notent qu'ils n'ont pas les effectifs pour procéder eux-mêmes à l'étude des caméras.

« Présentement, c'est une grande frustration. La police a demandé aux commerçants de regarder eux-mêmes leurs caméras et de les prévenir s'ils voyaient quelque chose, mais ça repose sur leur sens civique... Est-ce qu'ils le feront réellement? Et on pourrait le reconnaître beaucoup mieux qu'un étranger qui ne l'a jamais vu et qui n'a qu'une photo... », affirme Claudine Desautels.

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