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Dix ans de compost et d'améliorations environnementales pour l'Université de Sherbrooke

L'Université de Sherbrooke est un laboratoire en matière de développement durable, et agit même à titre de précurseur. À preuve, le compostage y a été mis en place il y a 10 ans, et depuis, le système ne cesse de s'améliorer grâce au travail combiné de la direction et des étudiants.

Chaque année, l'Université recueille plus de 75 tonnes de matières organiques qui produisent environ 45 tonnes de compost, selon le coordonnateur au développement durable de l'Université, Patrice Cordeau. Les déchets sont d'abord triés, puis jetés dans le composteur. Au bout d'une vingtaine de jours, le compost est placé dans l'aire de maturation. Il pourra ensuite être utilisé pour l'entretien paysager et la plantation d'arbres sur le campus après un mois de préparation. 

« Aujourd'hui, on a un système de gestion de compost qui nous revient à 75 dollars la tonne. C'est en deçà des coûts d'enfouissement. On détourne des sites d'enfouissement plus de 75 % de nos matières » affirme M. Cordeau avec fierté.

Un système en constante évolution

Depuis ses débuts, il y a dix ans, le système de compostage a subi plusieurs transformations, souvent à l'initiative des étudiants. À la cafétéria, par exemple, toute la vaisselle est maintenant compostable et tout a été mis en place pour encourager les bonnes habitudes.

Le regroupement Campus durable parle d'ailleurs d'un bilan positif en matière de sensibilisation. Mais, la victoire n'est pas acquise pour autant souligne la coordonnatrice du regroupement, Sophie Valence-Doucet.

« Il y a un gros travail de sensibilisation à faire pour que les jeunes amènent de dont ils parlent dans leur routine », souligne-t-elle.

L'Université souhaite aller encore plus loin, et poursuivre ses efforts écologiques. Elle planche d'ailleurs présentement sur l'élaboration d'un plan de gestion des matières résiduelles à grande échelle, qui devrait être prêt d'ici la fin de l'été.

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