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Dynamitage à Westbury : plusieurs avis de non-conformité distribués

Les responsables d'une opération de dynamitage effectuée sur un terrain de Westbury, en décembre, ont été réprimandés par le ministère du Développement durable, Environnement et Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC). Celui-ci a donné un avis de non-conformité aux trois intervenants dans ce dossier.

Un texte de Marie-Claude Lyonnais

L'opération de dynamitage, effectuée le 3 décembre, est montrée du doigt comme responsable d'une panne de courant qui a touché plusieurs abonnés de Sherbrooke.

Après avoir reçu des plaintes, un employé du ministère s'est rendu sur les lieux et a constaté la présence de fils électriques coupés et des fragments de roches, dont certains étaient situés à 150 mètres du lieu de dynamitage.

L'avis a été envoyé le 18 décembre dernier à la ferme Trigenco, propriété du maire de la localité, Kenneth Coates, à Excavations Charles Grenier et à la firme de dynamitage Forage Frontenac. Les deux premières entreprises ont obtenu un avis de non-conformité pour exploitation d'une carrière et activités de concassage sans certificat d'autorisation. Quant à la firme de dynamitage, elle a été accusée d'avoir produit un contaminant dans l'environnement, soit de la roche de bonne dimension.

Toute activité est désormais interdite sur le site. Daniel Messier, responsable des communications au MDDELCC, confirme d'ailleurs qu'une enquête a été ouverte au ministère.

M. Messier soutient que le ministère n'écarte aucun recours légal pour s'assurer de la conformité du site, si les activités devaient se poursuivre. Les trois fautifs s'exposent notamment à des amendes très salées s'ils poursuivent leurs activités illégales.

M. Messier affirme que le site est très surveillé par les voisins immédiats.

« Quand un tapis de protection s'en va sur des fils, qu'il y a une panne électrique, il y a beaucoup de gens qui surveillent le site », souligne-t-il.

Des vérificateurs du ministère se rendent également occasionnellement sur les lieux pour s'assurer que les activités ne reprennent pas. Jusqu'à présent, les intervenants se sont conformés à l'ordre du ministère.

Le propriétaire du terrain, Kenneth Coates, soutenait de son côté qu'il ne s'agissait pas d'une carrière illégale. Il affirmait qu'il procédait plutôt à des travaux de nivellement de son champ, et que le roc extrait servirait à des travaux dans la ferme, dont des projets de construction.

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