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Éducation: un réseau à trois vitesses selon le syndicat de l'enseignement de l'Estrie

Une centaine de personnes ont participé à la consultation publique sur la réussite éducative lancée par le ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Sébastien Proulx, vendredi, à Sherbrooke.

Comme ailleurs au Québec, les différents intervenants sont impatients de voir le réinvestissement promis lors de la mise à jour économique du gouvernement, après des années de compressions en éducation. 

Le Syndicat de l'enseignement de l'Estrie considère que nous sommes maintenant en présence d'une école à trois vitesses au Québec. Il explique que 35 % des élèves sont inscrits au privé, 35 % fréquentent des programmes avec des critères de sélection, mais que les élèves restants sont laissés pour compte.

« C'est comme une ségrégation scolaire qu'on pourrait utiliser comme terme. On met dans les mêmes milieux les élèves qui sont défavorisés et qui n'ont pas de bons résultats scolaires et on donne des chances accrues aux autres élèves. Il faut agir là-dessus », explique le président du syndicat, Benoît Houle.

Sans parler de ségrégation, des parents présents à la consultation s'interrogent aussi sur les écarts qui se creusent dans le réseau. « Il ne faut pas avoir peur des mots. Il y a un genre de ségrégation des classes, un effritement de la classe moyenne », souligne un parent rencontré.

Le ministre se montre sensible aux inquiétudes soulevées. « Ma préoccupation demeure qu'il n'y ait pas d'iniquité à l'intérieur de l'école publique. Là, j'entends qu'il y a une démarche de plus en plus importante de voir des écoles se doter de projets particuliers, ce qui semble dans certains cas exclure des écoles », souligne le ministre Sébastien Proulx.

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