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Égouts à ciel ouvert : des Municipalités du Centre-du-Québec s'attaquent au problème

Certaines municipalités sont encore aux prises avec des déversements d'égouts à ciel ouvert. C'est le cas de Chesterville et de certaines municipalités dans le Centre-du-Québec. Un phénomène auquel elles tentent tant bien que mal de trouver des solutions durables. Certaines d'entre elles ont assisté à une journée organisée à leur intention par des spécialistes à Victoriaville.

Malgré les efforts de la dernière année, il y a encore des citoyens de Chesterville dont les égouts sont déversés à ciel ouvert. « Il y avait 26 personnes qui se sont conformées. Elles ne déversaient pas toutes dans les fossés, mais elles n'étaient pas conformes. Cette année, nous poursuivrons les efforts et je vous dirais qu'il reste encore à peu près le même nombre de personnes qui ne sont pas conformes », indique la mairesse de Chesterville, Maryse Beauchesne. 

La journée d'information était organisée par des organismes de bassins versants comme Copernic. L'objectif de la rencontre était de les orienter, principalement dans l'application du règlement sur la conformité des installations sanitaires. (Q2R22). « C'est un règlement pour s'assurer que toutes les fosses septiques sont aux normes, mais malheureusement l'application réglementaire n'est pas faite partout », soutient Karine Dauphin de Copernic.

Manque de ressources

Si l'application du règlement n'est pas fait partout, c'est surtout parce que les Municipalités manquent de ressources. Malgré tout, comme Chesterville, d'autres petites municipalités du Centre-du-Québec passeront à l'action dans les prochains mois. L'organisme Copernic travaille d'ailleurs avec six municipalités en ce sens.

Ce pas dans la bonne direction pourrait cependant être ralenti par les compressions imposées aux organismes agissant comme experts auprès des petites Municipalités. « On a appris, dans le dernier budget provincial, que les montants accordés à la lutte aux cyanobactéries ont été complètement coupés. On parle de 700 000 $ à l'échelle provinciale. C'est un peu décevant alors qu'on voit qu'il y a encore besoin de soutien et d'accompagnement pour la suite des choses », estime la porte-parole du Conseil régional de l'environnement du Centre-du-Québec, Nathalie Bonsant.

Pour l'instant Chesterville souhaite éviter la méthode coercitive. « On ne veut pas forcer et égorger les gens avec des méthodes draconiennes, mais on veut, par la complicité, les rendre [les installations] conformes le plus rapidement possible », soutient la mairesse de Chesterville, Maryse Beauchesne. 

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