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Éloigner la faune de la route : une étude porteuse

Chaque année, en moyenne 300 animaux sont happés par des automobilistes sur l'autoroute des Cantons-de-l'Est. Un an après l'installation d'une trentaine de caméras, l'organisme Corridor appalachien a une meilleure idée du comportement des différentes espèces de mammifères qui traversent l'autoroute.

Pour contribuer à prévenir les collisions, Corridor appalachien collabore avec le ministère des Transports du Québec et l’Université Concordia dans le cadre d'une étude. L'objectif : créer des corridors fauniques sécuritaires sous l’autoroute. La trentaine de caméras installées l'année dernière ont permis de capter des dizaines de milliers de photographies.

« C'est vraiment intéressant. Il y a neuf espèces de mammifères confirmées. Beaucoup de cerfs de Virginie, mais aussi beaucoup de photos de lynx, de coyotes, du pékan, des moufettes, des renards roux, des ours noirs, des marmottes. On parle de près de 1500 observations de faune », explique la directrice générale de Corridor appalachien, Mélanie Lelièvre.

L'organisme a ciblé quatre secteurs où l'on constate une concentration des collisions entre les usagers de la route et la faune. Les caméras se trouvent sur neuf infrastructures (passages ferroviaires, routes et ponceaux), à des endroits propices au déplacement de la faune.

« On voulait savoir si la faune utilise ou non ces passages pour franchir l'autoroute. Ce qu'on voit c'est que les mammifères utilisent ces infrastructures-là avec succès. Les passages ferroviaires étant les plus utilisés », précise Mélanie Lelièvre.

Le projet-pilote se poursuit pour six mois. Plusieurs mesures pourraient être proposées après l'analyse des données, comme l'installation de clôtures, l'amélioration de ponceaux ou encore la mise en place d'un écoduc, qui est en fait un viaduc vert.

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