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En moto pour dénoncer la hausse des frais d'immatriculation

Plus de 500 motocyclistes ont profité de leur assemblée annuelle au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap à Trois-Rivières dimanche après-midi pour discuter de la hausse des frais d'immatriculation annoncée par la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), une mesure qui crée de la grogne chez plusieurs d'entre eux.

Selon le Comité d'action politique motocycliste, les frais annuels d'assurances vont être multipliés par six à partir de 2019.

Selon la SAAQ, cette augmentation serait imputable à la hausse du nombre d'accidents impliquant des motos dans les dernières années.

« Il y a le principe que chaque catégorie d'usager doit payer en contribution ce qu'elle coûte en indemnisation. Il y a un ratio de fait en fonction du nombre de victimes et de la gravité des blessures », explique Gino Desrosiers, porte-parole à la SAAQ.

Le Comité d'action politique motocycliste réclame plutôt davantage de prévention.

« Nous sommes très vulnérables, et ce qu'on demande à la SAAQ, c'est de faire en sorte de mieux éduquer, parce que dans les dernières années, il y a eu peu de mouvement, d'activités, pour nous rendre nous les motocyclistes plus sécuritaires », dit le président, Jeannot Lefebvre.

Des accidents par dizaines sur les routes du Québec

En 2017, 49 motocyclistes québécois ont perdu la vie et plus de 1900 autres ont été blessés.

Même si le nombre de victimes a baissé en un an, la SAAQ maintient le cap sur la hausse dès l'an prochain. La SAAQ se base sur l'augmentation du nombre d'accidentés en 2016 comparativement à 2014.

Parmi les motocyclistes présents au rassemblement, l'un d'eux avait un avis partagé sur la hausse. Sans vouloir d'une augmentation disproportionnée, il est bien placé pour comprendre que ces frais d'immatriculation ont une raison d'être.

« Ça fait deux ans de ça, et je marche pas encore, dit Luc Neveu, lui-même victime d'un accident. Avec les assurances qu'on paie à travers nos plaques, ça m'a aidé, ça aide le monde comme moi. Mais comme je dis, trop c'est trop », nuance-t-il.

D'après les informations de Camille Carpentier

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