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Engorgement à la DPJ : plus de signalements, mais manque de personnel

Les dossiers en attente d'évaluation s'accumulent à la direction de la protection de la jeunesse sur le territoire du CIUSSS de l'Estrie-CHUS. Avec plus de 325 dossiers à évaluer, l'équipe d'évaluation de 34 employés a du mal à garder la tête hors de l'eau.

Certains dossiers sont en attente d'évaluation depuis plus de 200 jours. La direction qualifie cette situation d'exceptionnelle. Elle s'explique par une hausse des signalements, mais aussi par la difficulté à recruter de nouveaux spécialistes.

L'an dernier, 31 dossiers étaient gérés chaque semaine à la DPJ de l'Estrie. Aujourd'hui, ce nombre s'élève à 37.

Depuis dix mois, la direction tente d'embaucher de 5 à 7 nouveaux employés comme des travailleurs sociaux, des psychoéducateurs et des criminologues, mais sans succès.

« Force est de constater qu'on a un problème pour attirer des jeunes professionnels dans un contexte d'intervention d'autorité, qui fait peur d'emblée, surtout lorsqu'on commence notre pratique. On a essayé de regarder ailleurs au Québec, mais partout dans la province, on a des problèmes de main d'oeuvre. », explique Alain Trudel, directeur de la DPJ au CIUSSS de l'Estrie-CHUS.

Selon lui, l'image de la DPJ au sein de la population nuie aussi au recrutement de nouveau personnel.

« Il y a beaucoup de pression sur les professionnels qui travaillent en protection jeunesse. On a les médecins chirurgiens qui sauvent des vies dans des salles de soins intensifs, moi je compare les services d'évaluation de protection de la jeunesse à une salle de soins intensifs. La seule différence, c'est que d'un côté on considère qu'on sauve des vies, c'est gratifiant pour le personnel et pour tout le monde, et de l'autre côté, on ne considère pas que l'on sauve des enfants. Et ça, pour moi, c'est un problème majeur. » affirme Alain Trudel.

Ne pas hésiter à demander de l'aide

La DPJ tient à rassurer la population. Les cas critiques, où la sécurité physique de l'enfant est compromise, obtiennent une réponse en moins de 48 heures.

Alain Trudel déplore cependant que les parents tardent encore trop longtemps à aller chercher les services nécessaires au bien-être de leurs enfants.

Malgré l'engorgement, la DPJ insiste pour que tous les spécialistes ou les citoyens qui détiennent des informations importantes n'hésitent pas à les communiquer avec elle.

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