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Enquête de l'Ordre des ingénieurs du Québec sur le dossier de l'état des rails à Lac-Mégantic

Un citoyen de Lac-Mégantic, Robert Bellefleur, et un ancien employé d'une société de chemin de fer belge, Jacques Vandersleyen, ont reçu, la semaine dernière, une visite des enquêteurs de l'Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ). Cette rencontre fait suite au fait qu'ils avaient décrié, en juillet dernier, le mauvais état des rails qui traversent Lac-Mégantic.

Jacques Vandersleyen s'était rendu à Lac-Mégantic afin d'inspecter la voie ferrée. Son constat : le chemin de fer est dans un piteux état. Selon lui, il était urgent que certaines sections soient réparées puisque les risques de déraillement étaient toujours bien présents. 

Son passage à Lac-Mégantic était loin d'être passé inaperçu. L'enquêteur aurait dit avoir reçu un signalement d'une personne qui s'était plaint du travail de M. Vandersleyen, habituellement réservé aux ingénieurs.

Exagération de l'OIQ? 

MM. Bellefleur et Vandersleyen ont tous deux défendu l'analyse qu'ils ont rendue publique en juillet dernier. 

« Je me suis empressé de confirmer que M. Vandersleyen n'a jamais prétendu être un ingénieur, que M. Vandersleyen est venu sur un cri du cœur d'une grand-maman qui voulait sauver ses enfants, qui restaient encore à Lac-Mégantic », explique-t-il. Il ajoute que l'expert s'est rendu à Lac-Mégantic de façon bénévole. « On ne lui a même pas payé un café », précise-t-il.

M. Vandersleyen considère pour sa part que l'OIQ a « exagéré » en dépêchant un enquêteur pour venir le rencontrer.

Possibilité de poursuites 

L'Ordre des ingénieurs confirme qu'une enquête est en cours, mais refuse de commenter ce cas précis. Il souligne que son rôle premier est la protection du public, ce qui inclut le contrôle de la pratique illégale. 

Le chef à la législation et au contentieux de l'OIQ, Patrick Marcoux, ajoute que l'enquête permettra de révéler si analyser un chemin de fer est un geste réservé aux ingénieurs en vertu de la loi. 

« Il n'est aucunement question de museler qui que ce soit, et la personne dont on parle, si elle veut rendre des avis d'ingénieurs, poser des gestes réservés, qu'elle fasse une demande d'admission à l'Ordre. Si elle est qualifiée pour devenir membre, ça nous fera plaisir de lui délivrer un permis qui lui permettra de donner des avis sur l'état des voies à Lac-Mégantic », a-t-il précisé. 

Si des accusations pénales sont portées contre Jacques Vandersleyen, il s'expose à des amendes de 1500 à 10 000 $ par chef d'infraction.

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