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Épuisement du Fonds de l'eau : de la déception pour North Hatley, de l'optimisme pour d'autres

Le maire de North Hatley, Michael Page, est déçu. Comme d'autres en Estrie, il a été victime de la popularité du Fonds pour l'eau potable et le traitement des eaux usées, lancé au début du mois de septembre.

En trois semaines, le fonds de 664 millions a été épuisé. Seulement 200 municipalités ont vu leur projet retenu. Le délai pour déposer un projet devait pourtant se prolonger jusqu'à la fin du mois de novembre.

Le maire Page soutient que le fait d'être une petite municipalité leur nuit dans ce genre de processus.

« On y va au fur et à mesure. Quand on entend qu'il y a un programme de subvention qui pourrait nous aider, eh bien on essaie de mettre nos choses ensemble pour faire notre demande », explique-t-il.

La Municipalité espère donc qu'il y aura une deuxième phase au programme. La construction de sa nouvelle usine de filtration, terminée l'an dernier, a fait fondre les coffres. Les citoyens ont d'ailleurs subi une augmentation de 150 $ sur leurs impôts municipaux pour cette raison.

De l'optimisme 

D'autres municipalités, cependant, ont des raisons d'espérer l'aide de Québec. Sherbrooke, Asbestos, Richmond, Racine, Saint-Denis-de-Brompton et Val-Joli ont franchi la première étape du programme. Pour Val-Joli, par exemple, une subvention pourrait être bénéfique : la petite municipalité aimerait se brancher sur l'usine de Windsor pour assurer ses besoins en eau.

Le Fonds de l'eau promet une aide financière de 83 % à 95 % pour réaliser des projets d'infrastructure majeurs. 

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