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Épuisement du Fonds de l'eau : Richmond veut des réponses

Les maires de plusieurs municipalités de l'Estrie se rendront à Québec jeudi afin de comprendre pourquoi ils n'ont pas réussi à obtenir de l'argent en provenance du Fonds de l'eau.

L'offre était alléchante : une aide financière de 83 % à 95 % pour réaliser des projets d'infrastructure majeurs. Au total, 664 millions de dollars étaient disponibles. Toutefois, trois semaines après son lancement, il n'y avait plus d'argent disponible pour les municipalités désireuses d'obtenir l'aide : Québec a été submergé de demandes.

Richmond doit investir près de 800 000 $ puisque ses puits ont atteint leur fin de vie utile. La Ville a reçu une lettre de Québec mardi l'informant que sa demande d'aide était refusée sans toute autre forme d'explication. « C'est pourquoi qu'il y a une délégation qui monte à Québec pour en savoir plus », explique le directeur général de la Ville de Richmond, Rémi-Mario Mayette.

« Nos puits d'eau potable ont entre 45 et 50 ans. C'est la durée normale d'un puits tout dépendant de la nappe phréatique qu'il abrite. À Richmond, c'est notre cas. On a entrepris des démarches, il y a un an, pour trouver une nouvelle nappe phréatique, localiser un endroit pour faire un nouveau puits. On est avancé dans le projet parce qu'on entrevoit le moment où on pourrait manquer d'eau. Si on n'arrive pas à faire le puits assez rapidement, c'est une possibilité », ajoute-t-il. 

Les représentants des municipalités concernées doivent rencontrer un membre du cabinet du ministre des Affaires municipales. « Oui, on veut des réponses à savoir pourquoi on n'a pas eu de subvention, mais on veut surtout savoir quand on en aura », explique M. Mayette.

En Estrie, 22 municipalités ont fait des demandes d'aide, dont Asbestos, Stanstead, Coatciook, Waterville, Saint-Denis-de-Brompton, East Angus, Magog, Sherbrooke et Val-Joli. 

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