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Est-ce la fin pour le programme études-sport en gymnastique de l'école Carillon?

Le programme études-sport de gymnastique du Club Sher-gym, qui est en place à l'école Carillon de Sherbrooke depuis deux ans, est péril. Pour le rentabiliser, le club de gymnastique aimerait qu'il soit étendu aux écoliers du premier cycle, mais la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) refuse.

Implanté depuis 2015, le programme est réservé aux élèves de la troisième à la sixième année, mais une quinzaine de jeunes du premier cycle y participaient aussi. Or, à compter de l'an prochain, même si la CSRS a décidé de reconduire le projet, elle refuse toutefois d'y intégrer les enfants du premier cycle.

Selon le club de gymnastique, la situation met en péril le programme. « Ce qui va arriver, c'est que sur les 30 enfants de Carillon, il y en a 15 qui ne seront plus dans le programme. Donc, ce sont deux groupes qui risquent de partir et les coûts de l'autobus vont doubler pour les parents. Il va falloir que l'on coupe deux entraîneurs. Ça va coûter plus cher aux parents parce qu'actuellement ce sont eux qui paient l'autobus et Shergym paie la différence », explique le directeur technique du Club de gymnastique Shergym, David Altemeyer.

La Commission scolaire n'a pas l'intention de revenir sur sa décision et d'élargir l'offre aux plus jeunes. Pour la CSRS, c'est une question d'organisation scolaire, mais aussi de valeurs. « Ce sont des sports que l'on parle de présence en gymnase cinq fois semaine. C'est une activité qu'on peut dire intensive sur le nombre de répétitions et nous n'étions pas à l'aise d'aller dans ce sens-là pour les plus jeunes », explique le président de la CSRS, Gilles Normand.

Le club de gymnastique s'interroge sur cette décision alors que mardi, le gouvernement présentait sa politique pour faire bouger davantage les Québécois.

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