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Être réfugié à Sherbrooke : le parcours d'Angel Jumas

La Congolaise Angel Juma, 28 ans, est arrivée à Sherbrooke, en 2001, en pleine folie des Fêtes. Elle avait alors 14 ans et sortait, avec sa famille, d'un camp de réfugiés en Tanzanie où ils vivaient après avoir échappé à la guerre civile. 

Avec sa mère, ses deux frères, ses deux soeurs et sa nièce, Angel s'est installée à Sherbrooke. Elle parlait un peu français, mais pas parfaitement. Sa langue maternelle, c'est le swahili.

Quatorze ans plus tard, Angel a maintenant trois enfants et elle étudie au Centre d'éducation populaire de l'Estrie pour peaufiner son français et s'améliorer en mathématiques.

L'intégration, c'est un processus qui peut parfois être long, dit-elle, Malgré tout, Angel se définit maintenant comme Québécoise et comme Sherbrookoise à part entière même si le froid et l'hiver ont été un grand choc pour elle. « On est arrivé un 17 décembre. Tout était décoré. Je trouvais ça incroyable à mes yeux. C'était la première fois que je voyais ce genre de décoration », se rappelle-t-elle. 

Angel Juma voit d'un bon oeil l'arrivée des réfugiés syriens à Sherbrooke. « Si le malheur arrive à eux, c'est sûr qu'il faut compatir. Le rêve de tout le monde est de vivre chez soi. En quittant ton pays pour arriver dans un pays étranger, tu ne sais pas tu es où, quelle langue parler. Ce n'est pas facile du tout. La culture, la nourriture, la langue, la façon de s'habiller, de se comporter, tout est différent. Ce n'est pas facile. Il faut les aider à s'adapter. Ils ont besoin de notre aide. »

Avec les informations de Dominic Tardif.

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