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Eva Alexy : le secret pour avancer longtemps, très longtemps

Eva Alexy ne fait pas que courir, nager et rouler plus longtemps que vous. La résidente du secteur Saint-Élie-d'Orford à Sherbrooke le fait... à 66 ans.

« Quand une course est difficile, je me dis que si j'ai été capable de le faire une première fois, je suis encore capable de le faire », lance la femme originaire de l'ex-République de tchèque, arrivée en Estrie en 1986.

Celle qui a toujours été sportive s'est mise au triathlon il y a 19 ans. Puis, elle s'attaque aux épreuves Ironman - 3,85 km de natation, 185 km à vélo et 42,2 km de course à pied - il y a huit ans.

Sa septième épreuve du genre : rien de moins que le Championnat du monde Ironman d'Hawaii, qu'elle a complété en 15 heures 45 minutes et 31 secondes, pour terminer au troisième rang de sa catégorie.

Le secret? Quel secret?

Son secret? Il pourrait en faire rager plusieurs. Elle n'a ni entraîneur ni programme strict.

« Quand je suis fatiguée, je suis fatiguée, je diminue l'entraînement, c'est tout », explique-t-elle en insistant sur l'importance de ne pas toujours s'exercer à la même intensité. Ce n'est que quelques mois avant les longues courses qu'elle augmente la cadence. Et ce n'est que la semaine avant la compétition que la sexagénaire change son alimentation.

« Ça a toujours été comme ça et ça le restera! Je suis gourmande! » lance la Sherbrookoise en riant. 

À l'occasion, je ne refuse pas du fast food. Mais j'aime beaucoup les desserts, les préparer et les manger. Je ne me prive pas de ça. J'aime autant courir quelques kilomètres de plus. J'essaie de me tenir à un niveau raisonnable.

Eva Alexy

Ça peut sembler une partie de plaisir comme ça, mais « c'est très, très dur », insiste-t-elle. Un défi qui devient à 99 % mental et 1 % physique dans les derniers mètres.

« Quand on réussit une course, ça donne le goût de continuer et on oublie toute la souffrance. »

À un certain âge, la rouille s'installe un peu plus vite quand on s'arrête, convient-elle. Mais à 66 ans, Eva Alexy est loin d'avoir franchi son dernier fil d'arrivée.

« C'est une drogue aussi, il ne faut pas oublier ça. Ça nous donne un certain bien-être et c'est un mode de vie. Je ne peux pas imaginer d'arrêter comme ça, d'un coup sec. »

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