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Exceptionnelle ou désastreuse saison pour le maïs? Les producteurs ne s'entendent pas

Le temps pluvieux, les épisodes de grêle et les températures sous les normales font en sorte que le début de la saison estivale est loin d'être facile pour les agriculteurs de l'Estrie. Par contre, les producteurs de maïs ne s'entendent pas à savoir s'il s'agira d'une bonne ou d'une mauvaise année.

Les prévisions de récoltes sont très variables d'une ferme à l'autre. Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte comme le moment où l'ensemencement a été fait, la qualité du grain ou le type de sol.

À la Ferme Donnabelle de Compton, spécialisée dans la culture du maïs pour la consommation humaine, le propriétaire soutient que les récoltes devraient être exceptionnelles. La grande quantité de pluie tombée fait en sorte que le maïs est gorgée d'eau et sera donc savoureux. « Nous avons un sol léger, sableux qui se réchauffe vite au printemps. La germination a été bonne et ça a permis au maïs de bien partir au printemps malgré la température fraîche. On se démarque à ce niveau », explique Donald Pouliot.

Mais d'autres fermes maraîchères de Compton sont loin d'être dans cette situation. Les Propriétaires de la ferme Groleau et de la Vallée des grands potagers parlent d'une année difficile et craignent des pertes économiques si le temps pluvieux et froid persistent.

Pour la culture commerciale, destinée à la consommation animale, les producteurs soutiennent que la saison est en retard de près de trois semaines. Certains s'inquiètent de ne pas pouvoir récolter à temps. « On est en Estrie. On n'est pas à l'abri d'un gel hâtif en septembre. Si ça arrive, ça va être la catastrophe. Ce sera des pertes totales pour les producteurs. On ne le souhaite pas et on est positif », indique le président du Syndicat des producteurs de grains de l'Estrie, Stéphane Vaillancourt.

Ce dernier soutient que même s'il n'y a pas de gel en septembre, il y aura tout de même au niveau du rendement et de la qualité du maïs. « Les semaines qu'on a perdues, on ne peut pas les rattraper », rappelle-t-il.

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