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Expositions d’envergure au Musée populaire de la photographie de Drummondville

Le Musée populaire de la photographie de Drummondville (MPP) compte plus que jamais se positionner comme un établissement culturel incontournable en province. Parmi les moyens mis de l'avant pour y parvenir, ses responsables présenteront cette année une série d'expositions, dont une mettant à l'avant-scène un immortel de la culture d'ici.

Un texte de Jean-François Dumas

Après avoir connu des hauts et des bas depuis 14 ans, les responsables du MPP de Drummonville entrevoient un avenir prometteur pour l'institution.

À force de travail et de persévérance, ils affirment qu'elle est aujourd'hui devenue un incontournable dans le paysage culturel du Québec. Ils avancent pour preuve les expositions qui y seront présentées au cours de la prochaine année.

Trois expositions et de nouveaux partenaires

« Notre première association avec la Bibliothèque et Archives nationales du Québec nous permet tout d'abord d'offrir une incursion photographique dans le quotidien du peuple innu », souligne le coordonnateur du MPP, Jonathan Hugues Potvin.

L'exposition Matshinanu-Nomades vise à mettre en lumière le rythme de vie des Innus de la Basse-Côte-Nord, de la Minganie et du Lac-Saint-Jean, précise-t-il avec enthousiasme.

Les 17 photographies sont accompagnées de poèmes inédits de l'auteure innue Joséphine Bacon. Une façon, selon les responsables du musée, d'ajouter une dose de poésie et de sensibilité à ces clichés.

Soutenue par un audioguide, l'exposition met notamment en relief les émotions de cette nation tiraillée entre un mode de vie nomade et plus sédentaire. À voir du 5 juillet au 3 septembre.

Parallèlement, le MPP propose aussi une oeuvre collective de photographes locaux sur le thème des oiseaux ainsi que Le monde en images 2016-17, une exposition qui met à l'avant-scène les images tirées d'un concours intercollégial de photos

Félix Leclerc, un legs inestimable

« Le photographe de Québec Yves Tessier a été d'une grande générosité avec le MPP en nous léguant les premières photos couleurs inédites de Félix Leclerc », souligne avec fierté M. Potvin.

Le photographe a en effet pu croquer la poète québécois en 1962 alors qu'il s'adonnait à l'écriture dans sa cabane en bois rond de l'île d'Orléans.

Un lieu à s’approprier

« Au moment où la saison touristique prend son envol, le MPP s'avère un incontournable que l'on gagne à connaître », précise pour sa part le président de l'établissement, Jocelyn Gagné.

Il s'agit, rappelle-t-il, du seul musée dédié exclusivement à la photo au Québec.

Selon lui, des initiatives mettant à contribution des personnalités connues seront mises de l'avant au cours des prochaines semaines. L'objectif est de stimuler l'engouement pour l'institution et le médium qu'est la photographie. D'ici là, le public est invité à oser une visite.

Le Musée populaire de la photographie de Drummondville est situé au 217 rue Brock, en plein centre-ville.

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