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Faire du bruit coûtera deux fois plus cher à Sherbrooke

L'amende pour nuisance par le bruit va passer de 50 $ à 100 $ à Sherbrooke. Les élus ont pris cette décision lors de la séance du conseil municipal lundi soir.

Un texte de Christine Bureau

La nouvelle réjouit le chef du Service de police de Sherbrooke (SPS), Robert Pedneault. Il estime que la Ville a fait un « bon bout de chemin » en doublant l'amende. « Ça va nous aider dans notre travail parce que vous comprendrez bien que si les policiers interviennent lors d'une fête ou d'un party où il y a plusieurs personnes et que l'amende est de 50 $, les gens disent : ah c'est juste 50 $ ! » plaide-t-il.

Le conseiller du district de l'Université, Jean-François Rouleau, s'est dit quant à lui « très satisfait » de cette hausse. L'amende rehaussée devrait aider à faire respecter le règlement contre le bruit notamment dans le secteur de l'Université de Sherbrooke, estime-t-il.

Encore du bruit

Le problème du bruit est revenu à la période de questions du conseil municipal. Un citoyen de la rue Saint-Michel, Marc Paré, s'est plaint du niveau sonore lors des matchs de football des Volontaires du Cégep de Sherbrooke qui ont lieu sur le plateau Sylvie-Daigle. Ses plaintes et ses appels au SPS au cours des trois dernières années n'ont rien changé.

« Je voulais retarder ma visite ici le plus longtemps possible, mais c'est rendu intenable. C'est presque un vice caché. C'est 12 heures de temps parfois. On ne s'entend pas parler normalement quand on est dehors », déplore-t-il.

L'an dernier, la conseillère Hélène Dauphinais s'est rendue chez lui pour constater l'ampleur du problème. Selon elle, le bruit et l'éclairage sont trop forts. Elle en parlé au président du comité du sport et du plein air, le conseiller municipal Vincent Boutin. Ce dernier explique que l'éclairage est plus fort depuis les Jeux du Canada et qu'il en coûterait cher de changer le système.

« Quant au bruit, le club est très ouvert à contribuer. On avait interdit les [sirènes de bateau] dans un premier temps, est-ce qu'on doit aller plus loin? [...] Il y a une volonté de coopérer. Ça, c'est sûr », mentionne-t-il.

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