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Faire le tour du monde à la voile, le grand défi de Simon DuBois

Dans 18 jours, Simon DuBois partira pour la plus grande aventure de sa vie. Au départ de l'Angleterre, en passant par l'Afrique du Sud, l'Australie et la Chine, il fera le tour du monde à la voile. Il deviendrait ainsi le premier Québécois à réaliser cet exploit.

Un texte de Justine Roberge

Cette idée folle lui est venue il y a un an. Simon a décidé de s’inscrire à la Clipper Round The World Yacht Race, la seule course amateur autour du monde. Les 12 équipes de 24 marins, dont un capitaine professionnel, devront parcourir 40 000 milles nautiques (environ 74 000 kilomètres) en 8 étapes, pendant 11 mois.

Après avoir réalisé son premier Ironman en 2016, le jeune homme de 29 ans avait besoin d’un nouveau défi. « Je me suis dit : "Qu’est-ce que ça m’a amené et qu’est-ce que je peux faire d’autre?" » La Clipper semblait être la réponse à cette question.

« On n’a jamais assez d’exemples de gens qui vont au bout de leurs rêves, croit DuBois. Ce n’est jamais facile, mais ça vaut la peine. C’est ça que je veux démontrer. »

Cette passion pour la voile n’est pas un hasard. Ce sont ses parents qui l’ont initié à ce sport, sur le lac Memphrémagog, avant même qu’il apprenne à parler. « C’est un rêve de découverte et d’aventure qui rejoint la passion de la voile transmise par mes parents. »

« Le plus gros défi est clairement humain »

Cette course sera bien entendu difficile physiquement. Mais pour DuBois, c’est plus que ça. « À bord d’un bateau de 70 pieds quand on est 24, l’intimité, il n’y en a pas », avoue-t-il.

En plus de développer ses muscles et sa flexibilité, le comptable fait de la méditation afin d’exercer son mental. Il utilise l’application Headspace, qui lui permet de retrouver une certaine tranquillité.

« Ça aide à créer une distance avec les émotions, à faire le plein d’énergie », souligne-t-il. Le concept sera d’ailleurs intégré à toute l’équipe pendant la course.

Ce défi, il ne le réaliserait jamais seul. Pour lui, c’est justement de partager cette expérience en équipe qui le motive.

Une première pour un Québécois

À ce jour, aucun Québécois n’a réussi à faire le tour du monde à la voile. Le dernier à avoir tenté l’exploit est Gerry Roufs, qui a perdu la vie pendant le Vendée Globe en 1997.

Pour DuBois, c’était essentiel que quelqu’un prenne la relève et il est surpris de constater que personne ne l’a fait avant lui.

« Où est-ce qu’on a perdu cette connexion avec l’eau et l’environnement? Je veux aller rechercher ça. Et si je peux être le premier Québécois à le faire, pourquoi pas? Ça va inspirer les gens. »

Une décision qui se prend à deux

DuBois est bien courageux. Marié depuis un peu plus d’une semaine, le voilà qui part au large pour les 11 prochains mois. Il est très reconnaissant de l’appui de sa femme, qui viendra d’ailleurs le rejoindre à certaines escales.

« Je ne partirais jamais sans son accord, affirme-t-il. Quand tu fais partie d’un couple, ce sont des décisions qui se prennent à deux. Elle-même a jugé que c’était le meilleur moment. »

Après cette grande aventure, quel sera le prochain défi? « Fonder une famille. »

« J’arrive à 30 ans, donc les enfants vont arriver dans le décor éventuellement. Je pense que c’est le plus beau défi que la vie peut nous donner. »

Pour ce qui est de la voile, DuBois n’a pas d’intérêt professionnel et compte poursuivre l'expérience en amateur.

« Je vais continuer de le faire pour le plaisir. La vie de marin professionnel ne m’attire pas pour le moment. »

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