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Femmes au centre-ville : un bilan encourageant pour « Les Entreprenantes »

Deux ans après le lancement de l'initiative « Les Entreprenantes », ces instigatrices affirment avoir mis sur pied un climat favorable à l'émergence et à la prospérité de l'entrepreneuriat féminin au centre-ville de Sherbrooke.

Le bilan du projet, qui tire à sa fin, a été réalisé en marge d’une activité de réseautage organisée mercredi soir.

Initié en 2015 par la Corporation de développement économique communautaire (CDEC), ce programme visait à mieux comprendre les enjeux vécus par ces femmes dans le contexte de la revitalisation du secteur.

« Les femmes en affaires veulent prendre la place qui leur revient. Elles ont plein d’idées et de passion. Elles sont décidées à obtenir tous les outils pour marcher vers la prospérité et pour bénéficier de ce qui devrait se produire au centre-ville. », explique la directrice générale de la CDEC, Karole Forand, en référence au projet Well Inc.

Elle rappelle que la difficulté d’accès à la propriété demeure un enjeu majeur pour les femmes. Une enquête menée par la CDEC avait révélé que 7 % des femmes entrepreneures du centre-ville sont propriétaires de l’immeuble comparativement à 42 % des hommes.

« Ça peut nuire à l’enrichissement des femmes en affaires. C’est un sujet sur lequel on a travaillé au cours des deux dernières années pour créer une culture d’accès à la propriété pour les femmes au centre-ville. Ça ne semblait pas être un automatisme », croit Karole Forand.

En deux ans, la CDEC a encouragé les femmes à se regrouper au sein de comités afin de partager leur expérience et échanger sur les difficultés qu'elles rencontrent.

Les femmes d’affaires ont aussi pu échanger avec des spécialistes de l’immobilier et obtenir des rencontres avec des experts-conseils.

L’enjeu sécuritaire, un enjeu prioritaire

D’autres actions sont prévues en octobre, dont une marche au centre-ville pour identifier les zones sensibles à la sécurité des femmes.

« Ça fait longtemps qu’on parle de ce problème, soutient Karole Forand. Hier, les femmes étaient invitées à nous identifier par des photos ou des plans, les zones où elles se sentent moins en sécurité. »

Ces données seront compilées afin d’émettre, plus tard, des pistes de solutions.

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