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Fêtes étudiantes : l'Université de Sherbrooke et les associations poursuivent les discussions

Des discussions sont en cours entre la direction de l'Université de Sherbrooke et les associations étudiantes concernant la nouvelle réglementation concernant les activités sociales de type 5 à 8.

Entre autres, l'Association générale étudiante de la Faculté des lettres et sciences humaines de l'Université de Sherbrooke (AGEFLESH) déplorait que les activités sociales soient réservées aux détenteurs d'une carte étudiante valide et qu'il est désormais interdit de vendre des boissons avec une teneur de plus de 6 % d'alcool lors d'activités de plus de trois heures.

Ces mesures ont été adoptées à la suite d'incidents qui ont eu lieu dans les derniers mois. « On s'est rendu compte qu'au cours de la dernière année et plus particulièrement cet été, il y avait des dérapages lors d'activités sociales prolongées, ce qu'on appelle les partys ou les 5 à 11. Devant ces dérapages-là et comme institution responsable, on a dû agir pour préserver les activités, mais dans un contexte sécuritaire pour nos étudiants », explique, d'entrée de jeu, la secrétaire générale et vice-rectrice à la vie étudiante de l'Université de Sherbrooke, Jocelyne Faucher.

Transports en ambulance

Les incidents auxquels Mme Faucher fait allusion n'ont pas laissé le choix à la direction d'agir. « On parle de situations graves. Il y a eu huit transports en ambulance pour des étudiants qui ont été fortement intoxiqués. Il y a des bagarres sérieuses où les personnes repartent avec une fracture de la mâchoire. Vous comprendrez qu'on ne peut pas rester impassible, il faut prendre des mesures. »

Certaines mesures étaient toutefois déjà en place. Par exemple, le service de boisson forte s'arrêtait à 20 h. « Malgré ça, on a vu que c'était insuffisant. On a fait un pas de plus en regard de l'alcool et peut-être que le pas de plus qu'on a fait au regard des invités était trop grand, je dois l'avouer. On se rendait compte que lorsqu'il y avait des bagarres, il y avait des gens de l'extérieur d'impliqués », explique-t-elle.

Si de l'alcool peut être servi lors de ces soirées, c'est que les associations ont obtenu un permis d'alcool. « Avec ce permis d'alcool qui est délivré par la Régie des alcools, il y a des obligations et des responsabilités qui viennent. C'est déjà encadré sur la façon de servir l'alcool. Il y a une équipe de sécurité de déployée aussi. Les activités se déroulent sous surveillance. »

Aussi, la direction rappelle que « L'alcool est un facteur très important des agressions à caractère sexuel. » « Nos étudiants ont exercé un très grand leadership pour ajouter des activités de formation sur la consommation responsable pour contrer les violences à caractère sexuel. Nos démarches restent cohérentes avec un campus sécuritaire et exempt de violence à caractère sexuel. »

« L'Université n'est pas un bar de plus à Sherbrooke »

Pour l'Université, il n'est pas question d'interdire ces rassemblements. « On est revenu sur le sens de ces activités. Le jeudi soir, l'Université de Sherbrooke ne se transforme pas en un bar supplémentaire en ville. Les activités de type 5 à 8 sont des moments où les étudiants se réunissent entre eux, fraternisent, socialisent avec les gens de leur programme, de leur faculté. C'est le sens des activités sociales. On a gardé le focus là-dessus. »

Mme Faucher insiste, l'Université de Sherbrooke doit être un endroit où les gens se sentent en sécurité. « On garde le focus sur un campus sécuritaire. On est en discussion avec les associations étudiantes. On est ouvert et en dialogue avec nos associations étudiantes sans compromis sur la sécurité. Quand on parle des invités, on a constaté que les facultés ont des habitudes différentes les unes les autres. [...] Il y a une certaine géométrie variable d'une faculté à l'autre. Les associations nous proposent des moyens pour s'assurer que les bonnes personnes arrivent comme invités, comment les reconnaître, les identifier. »

Espoir de trouver un terrain d'entente

Les discussions se poursuivent pour arriver à un consensus. « J'ai bon espoir qu'on va réussir à trouver un terrain d'entente et à s'entendre. Pour la grande majorité d'entre eux, ils comprennent très bien qu'il fallait faire quelque chose. Autant eux que nous, on ne veut pas qu'il arrive un accident fatal. Ça, on s'entend tous là-dessus, c'est sans équivoque », soutient Jocelyne Faucher.

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