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Fêtes sur les bateaux : les villes veulent pouvoir sévir

Les municipalités devraient avoir davantage de pouvoir de gestion concernant leurs plans d'eau.

C'est ce que souhaite l'organisme Memphrémagog Conservation, qui croit que la législation fédérale actuelle empêche les villes de sévir contre des plaisanciers fêtards.

La Loi sur la marine marchande s'applique à tous les plans d'eau, que ce soient les paquebots à moteur sur le fleuve St-Laurent ou les embarcations à moteur sur de petits lacs, déplore le président de Memphrémagog Conservation, Robert Benoit.

« Les municipalités sont responsables de l'aménagement de leur territoire, il y a toutes sortes de normes et de critères pour les parcs et les rues principales, et quand elles arrivent aux plans d'eau, elles se butent à la Loi sur la marine marchande », déplore-t-il.

Certains aspects, comme le port de la veste de sauvetage, peuvent être supervisés tandis que d'autres, comme la loi de l'ancrage, sont de législation fédérale. Robert Benoit déplore qu'actuellement, les villes peinent à sévir contre les fêtards sur l'eau.

« On ne peut rien faire »

« La municipalité d'Austin qui avait, le samedi soir, des partys, cent bateaux attachés ensemble. La municipalité est allée en cour et a expliqué au juge que cela n'avait pas d'allure [...] le juge a dit que ce qui se passe chez-vous, ça n'a pas de bon sens, mais on ne peut rien faire, c'est de juridiction fédérale. »

La problématique a d'ailleurs été soulevée par plusieurs municipalités la semaine dernière lors des rencontres avec la députée de Compton-Stanstead et ministre Marie-Claude Bibeau, souligne-t-il.

« Il y avait les gens du Lac Hovering, les gens de Fitch Bay, de Massawippi, c'est un constat très général », soutient-il.

M. Benoît demande que la loi soit révisée pour répondre aux besoins actuels, d'autant plus que dans certains cas, comme le lac Memphrémagog, il s'agit également de la source d'eau potable de la Ville.

« On a un premier devoir, c'est de préserver notre source d'eau potable [...] la fin de semaine, ici, il y a près de 4000 embarcations et il y a peu de réglementation. Les villes qui ont essayé de réglementer ça ont été mises échec et mat », explique-t-il.

M. Benoit a bon espoir que la loi sera modifiée, d'autant plus que certains aspects des plans d'eau ont déjà été transférés.

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