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Fin du service alimentaire au Centre jeunesse de l'Estrie : le scénario est sur la table

Environ 250 repas sont préparés et servis quotidiennement au service alimentaire du pavillon central à Val-du-Lac. Cette cuisine, qui dessert toutes les unités de vie du centre jeunesse, pourrait donc fermer ses portes.

Le syndicat du centre de réadaptation pour jeunes assure qu'une telle décision pourrait avoir des impacts cliniques, car plusieurs bénéficiaires y effectuent des stages ou du bénévolat.

Selon le vice-président du syndicat, Alexandre Simoneau, cette centralisation ne permettrait pas de répondre aux besoins particuliers de leur clientèle,

« On peut avoir des jeunes admis à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, des jeunes qui peuvent revenir de fugue après des semaines. Et là, est-ce qu'il va falloir envoyer la demande à l'avance ? Il va y a voir un délais de livraison. Si un jeune arrive hors des délais de livraison de Fleurimont ou de l'Hôtel-Dieu, qu'est-ce qu'on fait ? » se questionne-t-il.

Les éducateurs pourraient avoir la charge de faire chauffer les repas.

Alexandre Simoneau vice-président SPCJE-CSN

La nourriture chaude devrait alors être commandée à l'avance ou celle-ci devrait être réchauffée par les intervenants « déjà surchargés », croit le syndicat.

Possibles pertes d'emplois

Cinq emplois pourraient être touchés par cette décision, dont ceux de cuisiniers et d'aide-cuisiniers .Le syndicat CSN s'interroge aussi sur les raisons qui ont dicté une telle remise en question.

« Sur le plan financier, rien de démontre qu'il ya une rentabilité à fermer la cuisine de Val-du-Lac. Bien au contraire, une étude a été faite, et on démontrait la rentabilité sur le plan financier de cette cuisine », assure le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux, Laurent-Paul Maheux.

Le CIUSS en consultation

Le service des communications du centre hospitalier confirme que le scénario est sur la table, mais que la décision est loin d'être prise.

« Ce qui se passe en ce moment, c'est une analyse, explique Marie-France Thibault, conseillère en communication au CIUSS de l'Estrie - CHUS. Ce que la direction des services techniques est en train de faire, c'est consulter les intervenants et aussi le comité des résidents afin de voir les impacts logistiques et cliniques d'une décision comme celle-là. »

La direction est à la recherche d'alternatives afin « d'évaluer les possibilités d'optimisation. »

« Si on rend le service par le biais de la cuisine Hôtel-Dieu, par exemple, on va économiser des sous. Des dizaines et des dizaines de milliers de dollars, mais il faudra mesurer la zone d'optimisation avec l'impact. Il faut trouver l'équilibre entre les deux », assure-t-elle.

Le service alimentaire devrait obtenir une réponse définitive le 22 décembre prochain sur le type de livraison, si le projet va de l'avant.

En janvier, l'établissement hospitalier annoncera l'offre alimentaire globale qui serait proposée si les services alimentaires de l'endroit fermaient.

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