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Fonds publics : Sherbrooke ne joue pas pleinement son rôle de « surveillante »

Entrée en poste il y a huit mois à Sherbrooke, la vérificatrice générale Andrée Cossette juge que « la Ville ne joue pas pleinement son rôle de gardienne et de surveillante de la bonne utilisation des fonds publics ».

Un texte de Charles Beaudoin

Dans son premier rapport annuel présenté lundi aux élus, Andrée Cossette s'est notamment penchée sur la gestion de Sherbrooke innopole, Commerce Sherbrooke, Destination Sherbrooke et Animation centre-ville, des organismes paramunicipaux qui ont accaparé 7,8 millions de dollars en 2018 sans que ceux-ci n'aient à prouver qu'ils répondent à des objectifs fixés ou qu'ils « respectent les principes de bonne gouvernance ».

« Les organismes envoient différentes informations à différentes personnes à la Ville : les budgets sont envoyés à l'un, les plans d'action à un autre… tout n'est pas centralisé. Les organismes utilisent des bâtiments de la ville et on n'a pas de centralisation de l'information pour savoir combien chaque organisme coûte réellement », explique la vérificatrice générale.

Andrée Cossette mentionne également que le système financier de la Ville de Sherbrooke présente d'importantes lacunes. Elle recommande de réviser les paiements faits aux fournisseurs au cours des trois dernières années parce que des factures pourraient avoir été payées en double.

« Qu'un système ait des lacunes, ce n'est pas le premier : tous les systèmes ont leurs lacunes. Souvent, on va mettre en place des contrôles compensatoires, mais les contrôles compensatoires n'ont pas toujours été appliqués avec rigueur, ce qui fait que certains fournisseurs pourraient avoir été payés deux fois », explique-t-elle.

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