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Forces armées : le nombre de recrues à la hausse à Sherbrooke

C'est avec une cérémonie un peu plus grandiose qu'à l'habitude que les Forces armées canadiennes ont accueilli leurs nouvelles recrues jeudi soir, à Sherbrooke.

En raison d'un nombre plus élevé de candidats, l'événement s'est déroulé au manège militaire William, sous la présidence d'honneur du ministre de la Culture et des Communications et député de Sherbrooke, Luc Fortin.

Dix-sept recrues ont porté allégeance à la reine d'Angleterre. « L'exception ce soir est que ce sont des gens de la force régulière et de la réserve », souligne le lieutenant de vaisseau et commandant du centre de recrutement de Sherbrooke, Jean-Michel Forest.

« On avait une sélection plus élevée au quotidien qui est arrivée. Habituellement, les cérémonies [pour la régulière], ce sont quatre à cinq personnes aux deux, trois semaines. »

En raison de cet afflux plus important, les Forces armées ont demandé au ministre Luc Fortin d'être présent pour remettre les certificats d'assermentation. Normalement, ce rôle est joué par le commandant du centre de recrutement Québec, souligne le lieutenant Forest.

De multiples facteurs, selon lui, explique cet engouement pour les Forces. Il cite, entre autres, l'envie de changer de carrière, même tardivement, ou d'entamer celle de son choix lorsqu'il est plus difficile de le faire dans le civil.

Des candidats au parcours variés

Les possibilités sont nombreuses dans l'armée et cette diversité s'est reflétée dans les choix de carrière des nouvelles recrues : pilote, soldat d'infanterie, technicien médical, et même musicien. Un caporal-chef présent à la cérémonie effectuait également un retour dans les Forces.

Sur les 17 recrues, deux étaient de jeunes femmes. L'une d'elles, Laurie White, 17 ans, s'est enrôlée dans les communications et souhaite devenir avocate au sein des Forces.

« J'ai fait ce choix-là pour les valeurs que l'armée apporte, et l'encadrement. Cela t'apprend à être disciplinée, confie-t-elle avec aplomb. C'est vraiment ma décision, personne n'est militaire dans ma famille. J'ai fait mes recherches, cela m'a vraiment accroché. »

Anis Yaddaden, pour sa part, est citoyen canadien depuis à peine quelques mois. Originaire d'Algérie, c'était une façon, en quelque sorte de remercier le Canada de l'avoir accepté.

« Je finis mes études en génie électrique, puis je vais continuer avec l'armée en communications. Après, on verra », lance-t-il.

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