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Fort McMurray : l'ex-Vert & Or Carl Gagnon Bisaillon raconte l'enfer de l'évacuation

Carl Gagnon Bisaillon, ex-joueur de football du Vert & Or de l'Université de Sherbrooke, est au nombre des personnes évacuées de la région de Fort McMurray. Après une nuit complète de route, il est finalement arrivé dans un camp d'urgence où il passera les prochains jours.

« On a eu une minute pour faire un petit sac de linge et partir. Les gens se sont dit que si nous avions que 30 secondes pour partir, que ce devait être sérieux. On a amené 36 litres d'eau, de la nourriture avec nous. On a fait douze heures d'auto vers le nord pour faire 40 km. On était pare-chocs à pare-chocs », a-t-il raconté au micro de C'est pas trop tôt en Estrie.

Il se trouve présentement dans un centre sportif qui a été converti en centre d'urgence pour les personnes évacuées et qui situé à une 40 km au sud de Fort McMurray, à Anzac. 4000

« C'est chaotique un peu. Pour l'instant, on ne sait pas grand-chose sauf que l'armée va arriver dans deux jours. Je ne sais pas pourquoi c'est si long », dit celui qui se retrouve dans cette région pour poursuivre sa carrière de footballeur.

Pour rassurer ses proches, Carl Gagnon Bisaillon donne des nouvelles sur sa page Facebook et n'hésite pas à filmer les endroits où il se trouve.

Mercredi matin, le centre venait d'être ravitaillé en nourriture et en eau.

Le feu, qui s'est déclenché dimanche après-midi, a rapidement pris de l'ampleur en mi-journée, au point où, à 17 h 30, 12 quartiers étaient sous un avis d'évacuation obligatoire. Les autorités ont commencé à craindre le pire lorsque le feu a sauté la rivière Athabasca et a pris la direction de Fort McMurray.

« Ici, ce sont des plaines, on est loin des océans dont l'air est sec. Le vent circule vite et change de direction rapidement. Quand il y a un feu, les gens l'examinent pour voir s'il est dangereux ou non pour la ville. Dans un seul coup de vent, il a changé de direction et le feu est tombé dans une station-service qui a explosé et qui a brûlé 80 % d'une ville au complet. C'est pas beau. »

Selon lui, pour l'instant, l'état d'esprit des habitants est tout de même bon pour le moment. « C'est dur à réaliser. Je pense que ça va prendre quelques jours avant que les gens réalisent que ce n'est plus là et que ce ne reviendra jamais. Les gens sont sous le choc, mais tout le monde aide tout le monde. »

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