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François Bernier : pour l'amour de la musique... et de Sherbrooke!

« Dans le fond, je suis un rassembleur pour les grands ensembles. Je rassemble les musiciens », lance en riant le directeur musical et chef d'orchestre de Sherbrooke François Bernier.

Un texte de Christine Bureau

Rassembler, c'est peu dire pour celui qui a fondé l'Orchestre symphonique de l'Université de Sherbrooke. Treize ans plus tard, il dirige encore cet orchestre qui compte 50 musiciens.

À cela s'ajoute la direction musicale des 60 musiciens de l'Ensemble à vents de Sherbrooke (EVS). « C'est un ensemble fantastique. Il mérite d'être connu. C'est l'un des meilleurs orchestres à vents du Québec », assure-t-il.

D'ailleurs, à son arrivée à la tête de l'orchestre, l'EVS ne faisait que deux concerts par année. Ils en sont maintenant à six par année, une véritable fierté pour le Sherbrookois.

Par plaisir et passion

Il faut dire que François Bernier a toujours baigné dans la musique. C'est grâce à elle que son père et sa mère se sont rencontrés. Et il a à peine trois ans quand il se fait poser LA question : « Veux-tu apprendre le piano? »

Bien sûr, la réponse est oui. Il se met au piano, et ce n'est que des années plus tard qu'il tombera, « carrément par hasard », sur son instrument premier : le trombone.

Peu après s'être mis à ce nouvel apprentissage, il devient membre de l'orchestre des jeunes de Sherbrooke, alors dirigé par Marc David. À l'époque, ce dernier travaille souvent avec le père de François, Marc Bernier, lui aussi un chef d'orchestre.

« C'est sûr qu'il y a cette relation de chefs que j'ai vue d'assez proche », se remémore-t-il. Une relation qui a sans doute contribué à créer l'étincelle qui anime encore François Bernier aujourd'hui.

« Depuis la fin du secondaire, je savais que je voulais au moins aller dans cette direction », se souvient-il.

La preuve, dit-il, c'est qu'il n'avait aucune base dans les instruments à cordes. Comme il lui en fallait une pour aller un jour en direction d'orchestre, il s'est mis à l'alto dès le cégep. « Ça a été vital de faire ça. »

L'Estrie d'abord 

Après les études collégiales suit le baccalauréat en musique de l'Université de Sherbrooke, la maîtrise en direction d'orchestre de l'Indiana University School of Music et le doctorat en direction d'orchestre à l'Université de Montréal.

Malgré ses études à l'extérieur, c'est à Sherbrooke qu'il choisit de s'établir. En plus de sa charge de cours à l'Université de Sherbrooke, il travaille à l'occasion avec les Stentors de Sherbrooke, un choeur de tambours et clairons, et dirige depuis 2015 l'Ensemble à vents de Victoriaville.

D'ailleurs, il a comme souhait de développer la musique en collaborant avec d'autres formes d'art, comme l'opéra, le théâtre ou la danse.

« Il reste beaucoup à faire », dit-il avec le sourire de celui qui semble prêt à relever le défi.

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