Les membres de la communauté syrienne établis en Estrie assistent impuissants à ce qui se passe dans leur pays d'origine. Les frappes menées vendredi soir par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni les inquiètent et ils espèrent un retour au calme rapidement.

On compte près de 300 Syriens établis en Estrie, dont une centaine de familles à Sherbrooke.

Les membres de la communauté à qui nous avons parlé ne comprennent pas l'attaque de vendredi et sont attristés par ce qui se passe, par ce conflit qui perdure.

« Hier (vendredi), on n'arrivait pas à dormir. On parle toujours avec les Syriens en Syrie pour être sûr qu'il n'y a pas de problème. Qu'ils sont toujours là et qu'ils peuvent communiquer avec nous. J'envoie des ondes positives pour mon pays. Je prie toujours, moi et la communauté syrienne, pour la Syrie », souligne Micheline Youssef qui vit maintenant à Montréal. Plusieurs membres de sa famille habitent Sherbrooke où elle a d'ailleurs longtemps habité elle-même.

« Je connais beaucoup de personnes là-bas qui sont mortes à cause de la guerre, mais les États-Unis n'arrêtent pas la guerre », confie Mohammed Neame les larmes aux yeux.

Alain Haddad, vice-président du comité exécutif de l'Église syriaque Saint-Éphrem, est très impliqué auprès de la communauté établie à Sherbrooke. Il dit recevoir quotidiennement des appels de gens inquiets qui n'arrivent pas à joindre leurs proches en Syrie.

« Ce sont des êtres humains. Les conditions qu'ils vivent, ça n'a aucun bon sens. Ça, moi je dis que la grosse responsabilité, il ne faut pas se le cacher, c'est la Russie et les États-Unis », souligne-t-il.

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