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Fusion des établissements de santé en Estrie : la direction se dit satisfaite

Trois mois après la création du CIUSSS de l'Estrie-CHUS à la suite de la fusion des établissements de santé et de services sociaux, la haute direction de la nouvelle administration a dressé un portrait positif des 100 premiers jours d'activités.

Un texte de Geneviève Proulx

Cette fusion de 14 établissements de santé de l'Estrie, de Lac-Mégantic à Cowansville, est une tâche colossale. Tout devrait être en place d'ici les fêtes ou au plus tard le 31 mars 2016.

La direction confirme que le nombre d'employés cadres à l'administration est passé de 265 à 200 avec les départs volontaires et les départs à la retraite. Les économies annuelles de ces départs représentent 9 millions de dollars à partir de cette année.

Il reste donc 190 cadres administratifs. À l'heure actuelle, 50 d'entre eux ont obtenu un poste et 80 autres seront nommés vendredi. Il reste toujours 60 cadres administratifs dont l'avenir est précaire.

Prochaine étape

La prochaine étape sera la réorganisation des postes cadres dans les services cliniques. Ce sera à l'automne qu'on aura une meilleure idée des possibles compressions qu'attendent les 325 gestionnaires cliniques.

Selon la direction, cette fusion permettra un accès plus facile et une fluidité des soins de premières lignes. « Nous avons une seule et même organisation, donc une seule direction des finances alors que nous en avions 14 avant. Nous avons une seule direction des ressources humaines alors qu'il y en avait 14 avant. Nous avons donc une plus petite organisation, alors qu'avant il y en avait 14 », explique la présidente et directrice générale du CIUSSS de l'Estrie-CHUS, Patricia Gauthier.

Bilan moins positif des syndicats

Toutefois, les syndicats dressent un bilan moins positif de cette fusion. L'Alliance des personnels professionnel et technique de la santé et des services sociaux dit que les soins sont touchés, que les listes d'attente s'allongeront et que leurs membres vivent une surcharge de travail. Selon eux, tous les cadres et les employés vivent dans l'insécurité.

Bien que l'Association des gestionnaires des établissements de santé et de services sociaux dit qu'il y a un dialogue, son président et directeur général, Yves Bolduc, affirme toutefois que les cadres qui n'ont toujours pas de poste vivent une grande insécurité. Puisque le territoire est très grand, certains devront déménager ou couvrir une plus grande région dans leurs fonctions. « En postulant sur des postes dont ils ne connaissent pas le salaire, l'ensemble des tâches et l'endroit où ils se retrouveront, ça rend les gens passablement anxieux. On a des gens qui sont sur le bord de la détresse psychologique », soutient Yves Bolduc. 

Les indemnités de départ sont de 100 000 $ par cadre qui quitte son emploi. 

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