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Granby prête à accueillir 150 réfugiés syriens sous certaines conditions

Au lendemain d'une réunion d'urgence des villes membres de l'Union des municipalités du Québec qui devraient recevoir des réfugiés syriens, le maire de Granby, Pascal Bonin, a signifié qu'il ne lui serait pas possible d'en accueillir plus de 150. 

Un texte de Geneviève Proulx

« Le nombre de réfugiés qui est présentement sur la table se chiffre à 100, mais on nous a demandé quelle était notre capacité d'accueil maximale. Nous leur avons dit que nous ne pouvions pas en recevoir plus de 150 parce qu'il faut aussi les accueillir comme il faut. Ça demande beaucoup de ressources d'intégration. Ce n'est pas seulement le logement auquel il faut penser pour eux. Il y a toute l'intégration, la francisation, l'école, etc. Ça prend du temps pour pouvoir fonctionner dans un autre pays », explique M. Bonin. 

Bon an, mal an, Granby reçoit entre 80 et 100 réfugiés.

Nombreuses questions

Comme le plan du gouvernement fédéral n'est pas encore connu, ça amène de nombreuses questions au sein des municipalités.

« C'est pour ça que nous avons demandé à négocier en front commun. Il n'y a rien, pour l'instant, sur la table, ni au niveau des exigences, ni au niveau du financement. Mais si le gouvernement veut faire ça sans investir un sou, on va avoir des problèmes. On s'est fait jouer le tour assez souvent. On ne veut pas se retrouver avec le fardeau de la facture. Ce n'est pas à nous que revient cette tâche », soutient Pascal Bonin.

Le maire n'a aucune idée ce que représente, au niveau financier, l'arrivée d'autant de réfugiés dans sa ville, mais il insiste pour avoir des garanties que sa population ne sera pas pénalisée.

« Les gens sont inquiets. Par exemple, si une personne est sur la liste de l'Office municipal d'habitation pour avoir un logement social, est-ce qu'elle va se retrouver 101e à la suite de l'arrivée des Syriens? C'est une de mes conditions qu'on ne défavorise pas les gens d'ici. Il y a tout ça qu'il y a à régler avant de les accueillir. »

Au total, on retrouve 120 nationalités différentes à Granby qui représentent près de 10 % de la population. « C'est une richesse pour une communauté. C'est une force de travail incroyable. Je souhaite les accueillir. Je suis très heureux et fier d'avoir une ville qui va accueillir des réfugiés, mais il faut le faire de la bonne façon », insiste M. Bonin. 

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